Seconde Guerre Mondiale

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 Embuscade, pétrole et gros soucis

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Mikhaïl Vassiritch
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MessageSujet: Embuscade, pétrole et gros soucis   Dim 16 Nov - 16:54

Caucase- Janvier 1942

Le jour se lève. Des bruits indistincts s’échappent des tentes qui ont été disposées la veille, et les soldats chargés de la garde pousse leurs dernière protestations contre l’injustice de leur nomination à cette corvée épuisante. Il est 5 heures du matin, et tout le monde doit être debout dans 5 minutes sans faire le moindre bruit, et se tenir prêt en toute circonstance à mettre en œuvre le plan conçu en cas de survol Allemand. Le camp est situé dans un versant d’une montagne caucasienne, où va se tenir une grande embuscade sur les premiers convois du pétrole que les Allemands ont commencé à extraire pour ravitailler leur marche vers Moscou. Une importance qui va sans dire donc.

Je n’ai pas de grade assez élevé pour accéder à la réunion des supérieurs, et je fais donc partie des clampins qui sont restés en bas. Je me lève rapidement, après cette nuit glaciale passée à même la pierre dure, et j’enfile en vitesse mon uniforme de combat. J’ai quelques minutes d’avance. J’en profite pour m’asseoir, et en me grattant le front, je fais le bilan sur les informations qui nous ont été données.


-* Bien, qu’Est-ce qu’on a aujourd’hui. Ah oui, c’est vrai, les convois de pétrole Allemand!*

Les derniers résidus du brouillard de sommeil qui embrumait ma tête se dissipe et les détails reviennent dans ma mémoire un à un. Il est temps de sortir de la tente réunir les troupes. Je réalise sans surprise que le temps va se gâter, au fur et à mesure que j’avance vers le centre du campement. Un temps pluvieux et une visibilité faible peut nous être favorable dans ces missions d’interception

-*C’est déjà ça de gagné.*

Murmure-je. Une fois au centre, je réunis les hommes qui sont à ma disposition. Des jeunes, à première vue. Ils semblent excité à l’idée de faire leur première mission, et discutent abondamment. Ils se taisent brusquement à mon arrivée et me salue comme le règlement le stipule. Je leur réponds tout aussi poliment, mais sur un ton sec pour bien leur faire comprendre que je ne veux pas de fortes tête ou de lopettes:



-  « Bienvenue dans l’armée rouge messieurs. Comme vous êtes censés savoir, ce soir vers 17 heures parviendra une procession de camions Allemands à destination de l’armée qui vise en ce moment même notre capitale. Sous entendu, ce pétrole est vital à l’ennemi, et votre réussite l’est encore plus pour nous. Comprenez que je ne saurai tolérer aucune erreur de votre part. Voila qui est clair. »

Je marque une pause pour les sonder. Certains tremblent légèrement, tandis que d’autres se tiennent inflexible, soit par respect, soit par moquerie. Je distingue ces choses-là, en règle générale, mais ce matin, je passe l’éponge. Le plus important pour l’instant, c’est voir comment ils se débrouillent.

-  « Nos éclaireurs nous ont signalés que l’ennemi sera à portée dans 15 heures, soit à 5 heures de l’après-midi ce soir. Nous allons donc réserver la journée à l’entraînement. Je pars du principe que tout le monde a ses affaires, alors sans plus tarder nous allons nous rendre au lieu d’interception pour commencer les préparatifs. »

Sitôt dit, sitôt fait, et après une marche longue d’une vingtaine de minutes, les hommes se tiennent rangés sur la place. Moi, je me suis assis sur une pierre pour échafauder en silence les plans de batailles, en fonction des ordres qu‘on m‘a fait parvenir. Les autres sergents me rejoignent, et expriment leurs pensées pour la construction du plan. Au bout de quelques erreurs, on parvient à une entente relativement bien huilée, et on commence à répéter les manœuvres. Je braille à mes hommes qui commencent à piquer du nez:


-Debout, les filles. On a élaboré les positions avec mes collègues, je vais vous attribuer et vos emplacements, les manœuvres, ce que vous devez faire en cas de, ce que vous ne devez PAS faire, et on va voir ça la journée:

Je commence mon topo:

Spoiler:
 

Le reste de la journée fut donc consacré à la simulation qui se révéla fructueuse. Quelques défaillances au début, mais le moment venu, chaque homme était au top et connaissait son rôle sur le bout des doigts. moi-même étant dans les première lignes, avec Alexi et Serguei, j’ai mis beaucoup de cœur à l’ouvrage, la difficulté de notre rôle étant plutôt élevée. Alors que sonnait un moment de repos, je suis allé tirer les conclusions avec mes collègues, et faire le rapport aux supérieurs. Heure H -45 minutes. Ça risquait d’être musclé.

_______________________________________________________________

17 heures tapantes. Un bruit sourd vrombit, derrière les roches grises, et l’amplification de l’écho donne une allure monstrueuse aux moteurs des camions. Déjà l’odeur du pétrole en fût assaille mes narines, et je sers mon fusil contre moi. Le soleil, est en train de se coucher. Je sonde une dernière fois mes deux camarades, qui serre les dents, mais tiendront jusqu’au bout. Moi aussi, je sers mon arme contre ma poitrine, et avant de la mettre en joue, je jette un regard au soleil crépusculaire. Il est rouge et chaleureux, et fier. Même quand il se couche, sa dignité ressort comme celle d’un lion vaincu. Malgré la différence que notre civilisation est à son zénith, il lui ressemble étrangement. Le soleil est rouge, rouge comme l’URSS.
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Richard Dick Winters
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Mar 18 Nov - 0:16

MJ:

Une colonne de 20 camions de transport s'avançait sur une route apparemment déserte et passablement sécuritaire, puisqu'elle devrait se trouver derrière les lignes allemandes. Elle était tout de même précédé d'une moto. La colonne progressait donc à bonne vitesse pour la qualité de la route, celle-ci laissant tout de même à désirer. La longue file était d'abord composé de la moto, puis de 15 camion de transport, ceux-ci étant principalement charger de carburant, du moins le 13 premiers, mais aussi de munitions pour les 2 autres.

Suivait derrière 2 half-tracks remplient de 6 soldats allemands chaques. Deux autres camions de transport suivant ces deux véhicules était chargés non pas de carburant, de munitions ou encore de soldats allemands, mais de prisonniers russes venant des secteurs des puits de pétroles. Pour eux, c'était la direction du front de l'ouest ou les camps de prisonniers. Venait derrière un autre half-track où 8 soldats allemands étaient entassés.

C'était une étrange formation dans les véhicules, mais le manque d'essence et la présence des prisonniers obligait une plus grande protection à l'arrière de la colonne qu'à l'avant. De plus, l'essence, étant destiné aux chars du front de Moscou, ne devait pas être consommé par des véhicules de protection non nécessaire.


-Leutnant? Pourquoi on doit transporter ces prisonniers? Ils auraient dû être fusiller sur place!!

-Unteroffizier, le Furher les veux vivant et c'est pourquoi on les amène au QG. Ils seront interroger après envoyer au front de l'ouest.

-Leutnant on pourrait pas contourner ces camions au ralenti, je vais être en retard pour mon programme!

-Tu sais bien que ton programme, tu pourra pas l'écouter déjà! Alors nous embête pas avec ça, tu veux?!

La colonne progressait donc ainsi sur la longue route.




HRP: J'espère que tu aimes. À toi de déclencher l'attaque.
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Mikhaïl Vassiritch
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Mar 18 Nov - 14:19

Le vrombissement emplit de plus en plus la petite vallée au fur et mesure qu’augmentait le débit dans les tempes des camarades. Quelques secondes, maintenant, nous sépare de la seconde qui décidera de tout. La tension est si palpable qu’elle m’arrache un tremblement fébrile que je rattrape aussitôt. Ce n’est pas le moment de faiblir. Un dernier sourcillement, et tout le monde est prêt. L’angle du virage qui nous fait face s’éclaire des phares Allemands.
Un instant après, c’était le chaos. À peine la première moto Allemande surgissait du tournant, que mes 2 hommes et moi ouvrions le feu. Une dernière expression de stupeur se fige sur les visages des conducteurs, mais un tireur dans un des side car touche Alexeï la cuisse gauche. Le prochain camion surgit. J’ordonne à Sergueï de le transporter derrière le rocher avoisinant et de recouvrer la position le plus vite possible. Je fais confiance à nos tireurs d’élites. Ils ont une radio, et l’un d’entre eux nous fera bien parvenir un médecin.
À peine retournai-je les yeux vers le premier camion que sa vitre est brisée, et que le conducteur a un trou sanguinolent sur le front. Brave Boris. Son camion va se renverser avec la vitesse, mais le segment de route qui m’en sépare est conséquent. Les autres Allemands à pied surgissent, et Sergueï me rejoint. Il me signale que la reco a bien appelé un médecin, mais un tir nous rappelle notre facheuse posture. On se planque derrière deux caillasses, et on tire dans le tas désordonné que devient progressivement le convoi.

-  « Saleté de Nazis, ils sont coriaces, les bougres »

Deux où trois sont abattus par mes tirs, l’un d’entre eux tombe sous le feu de mon coéquipier, et je parviens dans un hurlement à envoyer le signal à Vassili qui tient la mitrailleuse Lourde, dès que je vois nos incendiaires remonter le ravin depuis leur cachette.

-  « SIGNAL !!!»

J’entraperçois également nos arrières, Joseph, Nikita et Alexandre monter l’assaut avec les deux autres escouades. Pourtant, Ils semblent être en difficulté. Intrigué, je relâche un court instant la gachette, et me rends compte, avec a plus grande horreurs, que les Allemands étaient plus nombreux que prévus. Quelle poisse, pense-je avant de reprendre mon PPsH, alors qu’une balle marque à l’instant même un joli trou sur une caillasse à deux doigts de ma tête.

Je reprends mes tirs, et le combat dure une bonne dizaine de minutes. Le premier camion est tombé dans le ravin, et malgré l’insoupçonnée ardeur de leur tâche, nos camarades de l’arrière parvienne à maintenir la stratégie intiale: pousser les Allemands vers l’avant. Alors que la rudesse du combat fait rage, et que je loge une balle dans l’estomac du passager du second side-car, un homme des escouades planquées se rapproche de moi à couvert. Une fois à portée de parole, il crie à se saturer les poumons pour couvrir le bruit des tirs:


-  « LE COMBAT EST TROP INEGAL !!! LES INCENDIAIRES SONT BLOQUES !!! IL FAUT QU‘ON ENVOIE UNE ESCOUADE DE RENFORT AUX ARRIERES SI ON VEUT QU‘ILS MENENT LEUR TÂCHE CORRECTEMENT !!! »

Je réponds, en m’égosillant à mon tour:


- »ET SI ILS TIENNENT BON ?QU’ADVIENDRA T’IL DU DEVANT? LES BOCHES SERONT EN MESURE DE PASSER, SI IL NOUS MANQUE UNE ESCOUADE !!! »


- « C’EST POUR CA QUE JE VIENS VOUS VOIR, SERGENT. VOUS ÊTES PARTISAN DU RISQUE? AH, AUTRE CHOSE, ILS ONT DES PRISONNIERS AVEC EUX !!! »

La réflexion devait être rapide et efficace. Le destin de l’opération reposait sur mes épaules. Mon expérience m’a souvent imposé des choix de ce type, et le problème c’est qu’ils n’ont jamais de solutions. La plupart du temps, elle est ailleurs. Une idée fuse dans mon esprit, rapide comme un coup de tonnerre.

-  « NE FAITES RIEN CAMARADE. QUE LES INCENDIAIRES LÂCHENT LEURS GRENADES ET SE CONCENTRENT SUR LE CAMION DES PRISONNIERS. LEUR NOMBRE ET LEUR ARMEMENT DEVRAIT SUFFIRE à FAIRE ENDURER UN 2nd FRONT AUX ALLEMANDS. NOS CAMARADES LIBERERONT LES CAPTIFS, ET SI CE SONT DES PRISONNIERS RUSSES, CE SERONT EUX QUI PORTERONT LES GRENADES, ET SE PREPARERONT A LES JETER EN MÊME TEMPS QUE LES SNIPERS. »

Mon idée est claire et nette, je guette une réaction dans les yeux du messager, et je reçois en retour un regard rond et une ultime question:

-  « VOUS ÊTES SÛR ? »

- « JE SUIS PARTISAN DU RISQUE, C’EST TOUT !!!»


Je lui décoche le sourire le plus confiant que je peux, et je croise les doigts en le voyant repartir d’où il vient. Bon sang, je n’ai pas fait toute ces études militaires pour rien. Cela devrait marcher, Cela DOIT marcher. Je jette un bref regard à Sergueï, le brave petit tient jusqu’au bout. Le bruit si particulier des tirs de snipers me tirent de ma rêverie, et je reprends mes tirs. À défaut d’être détruit les camions Allemands sont bloqués par le premier qui s’est effondré sur la route et commence à tomber dans le ravin. Pas de doute, lorsque le dernier obstacle tombera, soit ce sera la victoire, et les Allemands se précipiteront sur moi pour la sécurité de leurs camions, soit la défaite, et ils rebrousseront chemin, auquel cas il faudra tout recommencer. Soit la réussite des incendiaires, soit leur mort inéluctable.

Pour l’instant mon unité n’a subi que 2 blessés (dont Alexei) et 1 mort. Je suis optimiste. Les incendiaires déposent leurs grenades et dégainent leurs armes. Le moment de vérité approche.


[HRP: oui, c'est très bien Smile )
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Richard Dick Winters
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Jeu 20 Nov - 15:00

MJ:

Dans les trois half-tracks à l'arrière de la colonne, le bruit du combat est fortement audible, si bien que le Leutnant prend la radio.

-Tout le monde, pied à terre!! Les chenillés couvrent les deux flancs des camions de transport où se trouve les prisonniers et un derrière!

Aussitôt l'ordre reçu, les hommes descendent rapidement, armes au poing, et se placent à couvert de chaque côté de la route, ou du moins le moins à découvert possible et progresse au même rythme que les camions maintenant au ralenti.

Au bout de trente mètre de progression, les camions s'arrêtent... et des coups de feu fusent de tous les côtés. Cinq soldats tombent raide mort et les autres ouvrent le feu où ils peuvent et selon ce qu'ils croient avoir localisé comme positions ennemies. Soudain, un groupe d'hommes armés et courant vers les camions de prisonniers abordent le half-track de gauche et réussissent à s'en emparer. Le seul détail, c'est que le conducteur et son copilote ne s'en rendent pas compte et continues leur route malgré les tirs de plus en plus concentré sur leur vitres.

Vers l'avant de la colonne, les soldats d'accompagnement pour les convoient, c'est-à-dire, 2 à 4 hommes par camions sortent des véhicules pour tenter de protéger les camions. La majorité des hommes des 4 camions avant sont aussitôt fauchés par des tirs de snipers et de mitrailleuses.


-Leutnant! On va se faire massacré! Il faut se tiré d'ici!

-Silence Gefreiter! Faites un tir de suppression sur nos arrières! Ne les laissez pas avancer sur nous! Unteroffizer! UNTEROFFIZER!!!

L'homme arrive rapidement aux côtés du Leutnant.

-Prenez quelques hommes et faites avancer la colonne!!

L'unteroffizer prit 5 soldats et partit vers l'avant en se servant des camions pour se couvrir. Un de ses hommes fut tué par un tireur, mais le reste de son groupe arriva sain et sauf, après cinq minutes de progression, au beau milieu d'un...

-Quel horeur!

... bouchon de camions en travers de la route.

Les soldats avancèrent pour voir ce qui empêchait de continuer à avancer et purent voir, non sans peine, un camion chancelant sur le bord du ravint.


-Il faut le pousser! Allez les gars! Pour le Furher!!!

Les hommes coururent vers l'arrière du véhicule en question pour le pousser hors de la route.
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Mikhaïl Vassiritch
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Ven 21 Nov - 14:35

C’est la confusion dans les rangs Allemands. La surprise et la rapidité de l’attaque semble les avoir déstabilisé, et même si ils reprennent progressivement l’initiative grâce à ce qu’ils avaient caché dans leurs camions, nous restons en position d’avantage considérable.

Je surveille de près la bataille que nos incendiaires mènent, car je ne peut plus discerner l’attaque arrière menée par les escouades initialement prévues, tant la poussière du combat embue mes yeux qui fatigue. Mon ordre est passé et ils progressent lentement mais sûrement. Quant à ce qui se passe de notre côté la bataille stagne. Chaque soldat, russe comme allemand s’est trouvé un coin à couvert et on ne tire plus que sur les têtes qui dépassent. Coté statistiques, on se porte assez bien. Il me reste 2 chargeurs, et Sergueï me fait signe qu’il est O.K aussi de ce coté-là. Alexeï à rejoint le combat arrière suite à un ordre venant des supérieurs, mais je crains qu’il n’ait pas survécu. Bref, pour l’instant, tout va plutôt bien. Un cri à l’accent indéniablement Allemand me tire de mon bilan intérieur:

-  « Wir mussen dieses Autos werfen, los. Für der Furher »

Je lève un œil discret, prenant soin de vérifier que je ne suis pas visé. Je vois une petite troupe Allemande qui surgit des décombres qui nous font face pour dégager le camion. J’ai un léger sursaut provoqué par l’agréable sensation qui vous envahit quand tout se passe comme prévu. Je fais un signal inaudible à Sergueï pour qu’il ne tire en aucun cas. Je fais de même pour nos mitrailleurs lourds. Les Boches foncent droit dans le piège. Un sourire satisfait emplit mon visage anxieux et noirci par les cendres et la suie.


-  * Exactement, ce que l’on veut. Vas-y, pourriture de nazi, un petit effort sur le camion et les souffrance de la vie ne seront plus qu’un mauvais souvenir. *

Je recharge, pour être sûr de ne pas être pris au dépourvu s’il se mette brusquement à nous foncer dessus. La victoire semble quasiment acquise. Si les Allemands poursuivent leur route, les quatre escouades leur tomberont dessus, et une deuxième surprise serait bien trop pour ces hommes qui semblent déjà débordés, et s’ils restent là, nos incendiaires et les escouades arrières finiront bien par percer et mener mon plan de secours à bien. Notre stratégie se déroule à merveille.

Malheureusement, je déchante bien vite. Un détail attire mon attention qui, dieu soit loué, aurait pu être ternie par cette fausse réjouissance. Un bruit singulier m’extirpe de mes pensées, un bruit que personne n’aimerait avoir à entendre si près de soi. Un petit roulement à peine perceptible d’un bâtonnet en bois surmonté d’une tête en métal gris. Bon sang une grenade. Un réflexe comme seul l’instinct de survie peut faire naître en vous m’assaille et je me précipite sur la capsule de mort avant de la renvoyer devant moi à une vitesse dont je ne me serai jamais cru capable. Elle explose avant d’avoir atteint le groupe d’Allemand, mais je suis sain et sauf. Enfin pour le moment

Je me recroqueville comme je peux dans ma cachette. Ils ont forcément repéré le bruit. Un tir chirurgical et un cri victorieux reconnaissable entre tous m’arrache un soupire de soulagement. Boris a du abattre l’Allemand imprudent qui vérifie les lieux à la grenade. Mais je ne suis pas tiré d’affaire pour autant. Je m’inquiète et guette le moindre bruit à l’approche de ma planque. Peut-être ma fin est -elle proche. Peut-être ai-je commis une erreur capitale? Une pensée brève me fait l’effet d’un foudroiement. En un l'espace d'un instant, me voila projeté dans un souvenir enragé.


- « Un communiste s’abandonnerait il à ce sentiment faible et stupide qu’est la peur? Non, regardez-vous, enfants du socialisme. Notre grand héros Joseph Staline a-t-il éprouvé de la peur? Non, regardez-vous une nouvelle fois, et regardez ensuite nos valeurs et nos idéaux. Ils sont tellement beaux et nobles que vous laisserez la peur en venir à bout? Les Allemands, ont peur, les italiens, ont peur, les anglais ont peur, mais nous, nous sommes des soviétiques, des communistes! Les occidentaux éprouvent ce qu‘ils veulent, la cupidité de perdre ce que l‘on a n‘entrera pas dans vos cœurs, car notre sauveur Staline vous a élevé au dela de l‘attachement stupide aux biens matériels et aux autres formes d‘intimidations. Levez-vous, et dites haut et fort, que vous avez du courage! De la force, et que le mot peur vous est totalement inconnu.»

Quel revigorement jaillit en moi tandis que ces paroles du sergent instructeur refont surface dans mon esprit. Je serre les dents. Peur, m’est bien inconnu. Hors de question que j’y cède, et je mènerai cette mission à bien. Déjà, le camion encastré qui bloquait la chaussée après l’accident grince et rejoint le fond de la crevasse. Je ne sais pas si ce sont les Boches qui l’ont poussé ou si elles est tombée naturellement, étant donné que je suis resté allongé sous ces caillasses, mais quoi qu’il en soit, je tiendrais jusqu’à la mort. Je fais un bref signe aux mitrailleurs, jette un dernier regard a la bataille de l’arrière qui avance toujours à son rythme lent mais sûr, et je m’apprète à réagir dès que les Allemands relanceront les camions et le convoi, ou qu'ils renverront des hommes pour faire le ménage.

Cependant, je commence à avoir la certitude que le ménage, c’est nous qui allons le faire. Et pas avec le dos de la cuillère. Que les Allemands approche, et qu’ils montrent ce qu’ils ont dans les tripes et les boyaux. Pour notre part, c’est notre corps tout entier que nous allons dédier à notre bienfaiteur, Staline.

Que leur choix soit juste. La poursuite du convoi, ou l’arret en attente d’une accalmie. Dans tout les cas, ils sont perdants. Un dernier sourire se dessine sur mes traits fatigués, maintenant que la moindre ombre de doute qui avait surgi suite à la chute de la grenade a disparu, et je savoure d’avance le combat final qui promet maintenant d‘avoir toute les rudesses pour lui seul.
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Lun 24 Nov - 13:12

MJ:

Les soldats poussèrent le camion qui tomba dans le ravin avec sa cargaison puis se remirent à couvert près des camions bouchant le chemin. L'unteroffizer s'adressa alors au conducteur toujours dans son camion malgré les tirs qui lui tombe dessus.

-Avancez!! Filez droit devant! Ne vous arrêtez pas!

Le conducteur appuya sur l'accélérateur doncant droit devant sur la route suivit par le reste du convoit escorté par les soldats accrocher aux transports, sauf pour les half-tracks et les camions transportant les prisonniers.

Ceux-ci étaient à l'arrêt pour protéger le convoit filant devant eux. Une grenade avait sauté et le half-track de gauche, qui avait été assailis par les soldats soviétiques, gisait sur le côté en travers de la route. Les véhicules étaient rassemblé en cercle et servait de couverture aux 10 soldats allemands qui restaient là. Les deux transports pour les prisonniers avaient été placé au centre. Les hommes étaient largement en infériorité mais tenait bon, mais les munitions diminuaient rapidement. Il ne grestait que deux chargeur pour les MG 42 et un chargeur pour la MG 42 légère. La majorité des soldats étant armé de mausers.


-Leutnant: Amener cette 42 par ici!!

-Obergefreiter: Deux hommes par ici! Faites vite!

-Leutnant: Soldat récupéré la radio et signalé notre situation au QG! Demandez des renforts de toutes urgence ou si possible un appui d'artillerie que l'on puisse se srtir de cet enfer!

L'homme fonça alors vers le second half-track et grimpa. Il récupéra une radio près du mitrailleur et se mettant à couvert, il essaya de contacter le QG.

-Fedzer! Fedzer! Ici Graimer!! Ici Graimer!! Je répète, Fedzer! Fedzer! Ici Graimer! Ici Graimer! Répondez Fedzer!! Répondez!!

-Graimer ici Fedzer! Que ce passe-t-il?

-Fedzer! On est pris dans une embuscade! Forces ennemis inconnues. Sommes encerclé! Demande de renfort et d'appui artillerie!!!!!

-Graimer, où êtes-vous?

Le soldat jeta un coup d'oeil sur une carte.

-Fedzer, secteur 82 position 6 0 8 1.

-Graimer, aucun renfort à mions de 10 minutes de vous. Artillerie disponible d'ici 2 minutes pour repositionnement. Signaler coordonnée pour appui feu.

-Fedzer, coordonnée pour appui feu, 6 0 7 2, 6 0 9 2, 6 0 8 5, 6 0 7 9, 8 degrés, 2 heures, 38 minutes 15 secondes.

-Graimer, bien reçu! Fedzer, terminé!

-Graimer, terminé!

Le soldat rejoingnit alors le Leutant.

-Mon Leutnant, appui feu dans 2 minutes!

-À couvert!!

À l'avant du convoit les soldats de l'unteroffizer restaient sur place à attendre le Leutnant pour progresser, mais celui-ci ne venait pas.
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Sam 13 Déc - 14:07

En un mot, la bataille n’avançait pas. Je m’attendais à ce que les Allemands avancent où qu’ils cèdent à la bataille arrière, mais ils n’en firent strictement rien. J’en aurait été presque agacé si la situation ne devenait pas si épuisante, et surtout fastidieuse. Cette immobilité de la part de nos adversaire m’a bien vite enlevé l’idée que tous se jouerait sur leur passage. Je pensais qu’il profiterait de récupérer de l’initiative mais non. C’est par ailleurs bien joué de leur part, car mes nerfs commencent à me jouer des tours, et j’ai la persuasion de ne pas être seul.
Même pas un tir. Ils ont concentré leur force sur l’arrière, et les escouades du devant n’ont pour ainsi dire qu’à astiquer leur bottes. Mais je ne cède pas. Le plan a été fondé, et nous devons pousser les Allemands à avancer, auquel cas les camarades vont attendre encore un bout de temps. Je soupire bruyamment. Cela va sans dire, on ne peut pas rester dans cette position. Boris m’indique que les Bosches ont sorti une radio. Des renforts, logiquement, ou un support aérien. Quoi qu’il en soit, nous sommes limités dans le temps. J’ai longuement réfléchi et le même homme que la dernière fois franchit à nouveau la chaussée pour me demander la marche à suivre.


- « C’est encore moi camarade. On ne peut plus rester comme ça. Si les Allemands reçoivent l’aide qu’ils ont demandé nous sommes faits comme des rats. »

Son regard est teinté d’anxieté et de fatigue. Il n’a même plus la force de couvrir les tirs, mais il y’en a tellement peu pour notre front.

-  « Je sais, camarade. »

Il n’y a plus qu’une seule solution possible. Un assaut de front, et tenter le tout pour le tout serait suicidaire. Ou alors … Une idée farfelue traverse mon esprit surchauffé. Mes traits s’en délient d’un coup, et le soldat qui me fait face s’en aperçoit aussi vite:


- « Une idée, peut-être? »

Et pas qu’un peu! Je rapproche son oreille de ma bouche pour qu’il puisse entendre, et je lui énonce mon projet:


-  « Les Nazis jouent sur l’indifférence! Ils savent que nous avons prévu un plan pour les deux issues qui s’offrent à eux, alors ils gardent la position, et ils appellent des renforts. Nous avons déjà trop attendu, Dites aux Snipers et aux prisonniers de déposer toutes leurs grenades sur la route, et de les recouvrir de poussière de manière à ce qu’elles soient invisibles. Ordonnez un repli général, pour toutes les unités, y compris les prisonniers, sauf les snipers. »

Il ouvre des yeux ronds comme des noix, et me jauge du regard. Je sens qu’il s’apprête à me traiter de fou, mais sa langue n’ose pas remuer. Je lui donne une tape sur l’épaule pour qu’il effectue les ordres avant de changer d’avis. C’est le seul et dernier moyen qu’on a de sauver l’opération. Lorsque les roues des camions écraseront les grenades le feu devrait être assez puissant pour brûler le convoi - son pétrole surtout - dans son intégralité. Je jette un regard lourd d’inquiétude sur l’Allemand qui dialogue avec sa radio.


-* Bon sang, faites que ça marche*


Je me mords les lèvres, et observe le repli progessif de nos troupes. Les Attaquants arrières reculent conformément aux ordres, et les quatre escouades avant sont déjà réfugiés dans une cavité du versant de la montagne. En une trentaine de secondes, il ne reste plus que moi. Un très bref et dénué de regret adieu à l’adresse du caillou qui m’a couvert durant toutes la batailles, et je rampe du plus vite que je peux dans une des nombreuses cachettes qui parsèment le versant. Un regard pour les snipers, et pour les grenades qui ont été déposées. Je ne les vois même pas, d’ailleurs. Tout ce que je distingue, ce sont les traces dans la poussière grise de ceux qui les ont déposées.
Les Allemands peuvent maintenant imaginer que nous avons battu en retraite. En même temps que mon dernier croisement de doigt suit un bruit sourd, terrible et jamais agréable à entendre. L’artillerie à commencer à pilonner la zone. Les cavernes sont solides, ce n’est pas la peine de s’en faire, mais je ne peux m’empêcher de sursauter à chaque fois.


-* Bon, il se décident?*


Ça y’est ! Je vois l’officier Allemand, (enfin, celui que je crois être, car c’est le plus décoré) agite ses bras et ouvre sa bouche grande ouverte pour hurler ses ordres dans la langue bâchée germanique. Dernier moment de suspense…
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Victor Troska
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Sam 13 Déc - 16:33

Conformément au foutu plan de brio qu'avait eu l'idée de concocter notre très chère camarade je me retrouvait en haut du versant à surveiller la route d'où devait passer le convoi de camion. Ah bordel il doit etre 5-6 heure du matin j'ai la tete dans le cirage et je me trouve perdu au milieu de nulle part pour une mission qui à 50 % de réussite. Prendre les nazis pour des cons c'est la dernière des choses à faire car ils sont peut etre fascistes mais ils sont couilles les frisées. Bref je lambinait grave et je savais pas quoi faire alors j'ai sorti mon magnifique livre de Karl marx et j'ai continué ma foutue lecture en attendant que tout se passe. Je gardait un oeil sur la route une fois de temps en temps mais je ne pouvais m'oter l'idée que cette idée pouvait etre vraiment fumante et que les nazis vont forcément nous tomber dessus. J'essayait de lire mais je gardais toujours un oeil sur cete foutue route qui devait nous permettre de faire mal aux schleu. J'en ai marre je range mon livre et commence à tapper du poing sur la roche d'impatience. je parlais avec mon voisin

- « Bon ils se magnent le cul de tomber dans notre piège la je veux etre à l'heure pour manger moi .. »

- « T'enerve pas camarade et reste positif »

- « Restez positif ? T'en à de bonnes toi dis donc .. »

Nan mais c'est trop moche car tout le monde est sur les nerfs et rien n'avance comme il faut. J'ai envie de tout faire péter et de pouvoir me faire quelques nazis depuis le temps. Les autres snipers esssayent de se reposer mais voilà que l'artillerie commence son pilonnage alors tout le monde se réveille en sursaut et fixe la route .. et nan mes camarades c'est justre notre artillerie qui sert à rien qui pilonne le secteur. raaah bordel c'est rageant si il y a bien une chose que le camarade Staline nous aura pas appris c'est le fait de pouvoir garder son calme et sa patiente dans toutes les situations. Soudain je pris mon fusil de précision et je voyait un officier allemand s'avancer et faire de grands signe comme si .. non ils n'allaient pas le faire .. et moi qui croyait que les aryens en avaient dans la tete m'enfin. Je pose mon fusil sur la roche et j'attend le moment fatidique pour dézinguer l'officier casque à pointe ..
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Richard Dick Winters
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Dim 14 Déc - 15:19

MJ:

Le convoie partit sous la couverture du tir de barrage qui semblait avoir fait fuir les russes.

Le groupe arrière avait été submergé et ne restait plus que 3 allemands vivants qui avaient fait les morts. Les prisonniers étaient partient avec les soldats russes.

À l'avant où se trouvait le faible groupe de l'unteroffizer avec ses 4 soldats attendait leur officier supérieur. Malheureusement, seul vint les trois survivants annoncant la mort du Leutnant.

Le premier véhicule passa la position piégé sans encombre, le second également, mais le troisième fit tout sauter. Les 5 camions suivant prirent feu et le reste du convoie s'immobilisa excepté les 2 premeirs camions qui essayaient de s'éclipser de se piège infernal.
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Mikhaïl Vassiritch
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Mar 16 Déc - 14:28

Le feu de l’artillerie continuait de tirer ses capsules de mort, et les Allemands, devant l’incompréhensible retrait de nos forces, avaient repris le cours de la progression, sans aucune mesure. Encore sous le choc de l’assaut probablement, sans lequel les prisonniers seraient encore dans le brasier qui illuminait la vallée dans la lueur vacillante du crépuscule , et les Allemands auraient exécuter les mesures de sécurité. Enbref, j’avais le sentiment d’avoir mener à bien sans trop de casse l’opération qui prenait fin maintenant.

Au bilan, une dizaine de mort, et environ trente à trente-cinq blessés, devant deux camions Allemand regorgeant de soldats et de munitions, et toute l’escorte qui va avec. Mission accomplie, donc? Ce n’est pas à moi de trancher, mais j’en ai quand même la nette impression. Je contemplais les flammes magnifiques et meurtrières terminait leur sale boulot et se retirer lentement, laissant derrières elles des ossatures carbonisées de camions, des cadavres calcinés de conducteurs malchanceux. Au loin, j’entendais les tirs saccadés et irréguliers des snipers finir les trois premiers camion, en perçant les roues et les vitres. Les escouades avant repliées plus loin cueillaient alors les camions endommagés, et leur conducteur mort ou vif, comme prisonniers, ou comme ennemi de moins à combattre.

Si on ne faisait pas ça pour notre bienfaiteur Staline, pour quoi commetrions-nous toutes ces horreurs? J’ai beau me dire qu’ils massacrent des juifs dans des camps (HRP: Un peu par la faute de L‘URSS, mais ça Mikhail ne le sait pas) , je ne parviens pas à me convaincre que c’est nécessaire au salut de la mère Patrie. Agir, ne pas réfléchir. À mon avis, les philosophes doivent être bien malheureux, car une époque où la protection de sa patrie ne passe que par la violence et les boucheries est bel et bien en train de s’installer. Tant pis, Agir, ne pas réfléchir. Agir, ne pas réfléchir. Si tuer est la seule solution, il nous incombe de l’entreprendre, c’est comme ça.
J’ai appris dans les campagnes que j’ai menées contre les insurrections en Ukraine que les fins de combat sont propices aux réflexions et remises en causes, mais à chaque fois, ceci retombe, comme si l’esprit n’assumait pas ses dérives. Je le sais, et je sais très bien que c’est normal maintenant. Je me convainc une dernière fois, rassemble mon unité, qui a été amputée de deux de ses membres: Nikita a été fauché par le tir de suppression, et Alexeï succombé à ses blessures. Boris a reçu un balle dans le mollet gauche, mais il sera vite sur pied. Sans cela rien, et si j’ai été pris d’un très fort sentiment de culpabilité et de deuil de ces deux jeunes enrôlés qui n’avaient probablement rien demandé à personne, je suis soulagé de savoir que leur sacrifice n’a pas été vain, et que statistiquement, nous avons sauvé 80% des troupes engagées, libérer un convoi conséquent de prisonniers, révélés être des ingénieurs en pétrochimique géorgiens, atteint nos deux objectifs, à savoir la suppression des camions, et un anonymat total en tant qu’auteur de l’embuscade.

Plutôt encourageant, non ?Un sourire satisfait se dessine une dernière fois sur mon visage déformé par la fatigue et sali par la poussière, puis je rassemble mon unité, avant de retourner au camp, et faire rapport à nos supérieurs. Mais tout d’abord, je fais ce que je crois être important vis-à-vis de nos troupes. Ils s’en souviendront probablement toute leur vie de cette bataille, ces circonscrits maintenant baptisé par le sang nazi qui imprègne parfois physiquement leurs armes et leur uniformes, et pas forcément un bon souvenir. Il faut leur remonter le moral, car un choc inassumé est une des grandes causes de défaite lors de campagnes à long terme:


-« Messieurs, Camarades, j’ai l’immense plaisir d’être en mesure de déclarer que je suis grandement satisfait de vos efforts dans cette opération qui somme toute et malgré les nombreux rebondissement et changements de programme a atteint les objectifs prévus. Il est de notre devoir de porter le deuil aux camarades tombés, car à défaut, de les avoirs reconnu lors de leur vivant, ce sera comme des héros du communisme et de l’armée rouge qu’on les reconnaîtra dans leur mort. Leur sort n’est souhaitable à aucun d’entre nous tous, mais ce n’est pas une fatalité. Ils ont accompli leur devoir et n’auront à aucun moment céder à leur faiblesses et craintes intérieures. Le passé est le passé. Il détermine le présent, mais l’avenir n’appartient qu’à nous et aux ordres de notre Grand Staline, le futur ne peut être que radieux et brillant, à son image, et à la nôtre !!! Que vive le communisme, et Sa Divinité, le camarade Staline !!! À présent, que les classes inférieurs disposent et se préparent aux combats futurs, et que ceux qui le doivent fassent leurs rapport à leurs supérieurs, chose à laquelle moi-même je n’échappe pas. Une très bonne soirée à tous,car demain, lever 5H et retour de la routine! »

Comme je l’avais précisé, je fis alors route vers la tente du capitaine pour annoncer les résultat de la bataille de l’après-midi. Il semblait de bonne humeur. Des plans pour des batailles futures, ou des renseignement précieux. Je n’eus pas l’indiscrétion de demander, mais je préfère tout de même relever. Je refermai derrière moi la porte en tissu de nylon, me redressai de toute ma taille, et saluai comme le protocole l’exige envers les supérieurs:

- « Bonsoir, camarade capitaine. Je viens pour faire le rapport de la bataille de ce soir. »


Il me toisa du regard, et me considéra à la fois intéressé et autoritaire.

-  « Alors, c’est pour aujourd’hui ou c’est pour demain ? »

Je fis l’étalage de toutes les statistiques énoncées plus haut, mon analyse détaillée, les décisions attribuées et les actions menées par chacun, en ajoutant bien sûr une note positive et optimiste quand le sujet en vint aux conséquences et a la période « post-bataille ». Les troupes semblait avoir garder un moral suffisant pour effectuer la prochaine opération dans les temps. J’attendis la réponse du supérieur avec une patience toute calculée. Le verdict, enfin. La bataille redéfila une dernière fois dans ma tête saturée, et je m’apprêtai à tout.

[HRP: MJ, Est-ce qu’il serait possible que vous jouiez ledit supérieur, juste pour conclure le sujet?]
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Richard Dick Winters
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Mar 16 Déc - 15:34

MJ:

HRP: Au fait ton officier supérieur serait un lieutenant ou le major... Je vais jouer le Major pour ici puisque j'en ai besoin.

RP:

Le Major Mikail Alexendrievsky écouta le rapport du sergent. Les détails, les statisques, les résultats et l'état des hommes.

-Très bien Sergent. Votre lieutenant m'a également fait rapport de votre comportement lors de l'opération et il m'a convaincu de vous donner ceci. Un instant.

Le Major déplaca quelques papiers sur son bureau cherchant quelque chose. Il regarda dans les tiroirs de son bureau, puis regarda dans ses poches pour enfin y trouver ce qu'il cherchait. Il en sortit quelque chose qui tenait dans sa main droite.

Il s'approcha de Mikhaïl et dit:

-Au nom de notre chef Staline, j'ai l'honneur de vous promouvoir au grade de Сержант pour votre comportement exemplaire lors d'une mission périeuse derrière les lignes ennemis et votre sens du devoir.
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Mikhaïl Vassiritch
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MessageSujet: Re: Embuscade, pétrole et gros soucis   Mar 16 Déc - 17:05

Après les résultats, je vois le Major fouiller distraitement dans ses papiers. Intrigué je me réhausse imperceptiblement sur mes pieds pour mieux voir, et je réalise, à mon agréable surprise, qu'il tient dans ses mains l'insigne du grade de Sierjiant. à peine Le major levé, je retombe tout de suite sur mes talons, déglutit, et me redresse encore plus. Ce n'est pas le moment de se couvrir de ridicule.

J'écoute attentivement son sermon, et garde la tête la plus haute possible. Lorsqu'il finit, et qu'il se redirige vers son bureau, je lance d'un ton si officiel que je m'en étonne moi-même :


-"Je vous remercie mon Major. Je me suis toujours efforcé de faire honneur aux rangs qui m'étaient attribués, et je ne vous décevrai pas! Ni vous, ni Le Camarade Staline."


D'un geste explicite de la main, il me signale que je peux à présent disposer, et je m'éxécute, tandis que la boule dans ma gorge se délie progressivement, et qu'il se replonge dans ses paperasses et ses cartes. Je traverse le camp comme une sorte de somnambule. Après tout, je crois vivre un rêve, donc ça devrait plutôt être normal. Mon esprit est à cent lieues de mon corps qui refusent d'exprimer mon euphorie tant celle-ci est grande. Malgré tout, je garde un peu de lucidité pour m'apercevoir qu'un homme m'interpelle dans mon dos.

Je me retourne, et j'aperçois le même soldat qui venait me demander les instructions lors de la bataille. Je le salue, et il se met en position de rapport. Je lui dit que ce n'est pas la peine. Assez de militarisme pour aujourd'hui, je suis trop fatigué pour m'attarder sur l'usage du protocole, même malgré ma promotion inopinée. Il prend l'initiative:

-"Rebonjour, camarade ... J'ai ... Ah félicitation pour votre nomination camarade"

-"Merci, mais venez en au fait. C'est justement parce que j'ai agi en conséquence que je suis extenué et j'ai grande hâte de rejoindre ma tente."

Il me regarde d'un approbateur et compréhensif. Lui aussi doit être hors combat. Mais je n'ai pas le temps de réflechir plus, il sort du repli de sa tenue de combat encore grise deux lettres. Cela m'étonne qu'un camion de poste s'aventure jusqu'ici, mais à cheval donné on regarde pas la bouche. L'une cachetée par l'insigne militaire, l'autre apparemment à expéditeur plus personnel. Il me les tends d'un bras signifiant c'est pour vous.

-"On m'a demandé de vous remettre ces lettres. C'est exceptionnel qu'on reçoive des lettres ici, mais la capitaine demandait des renseignements vitaux de la part du NKVD à Moscou, et ils en ont profité pour nous faire parvenir le courrier. Apparemment c'est parce que les fils de TSF se sont brisée à cause de la neige."


Je lui répond, trop épuisé pour exprimer correctement mon incrédulité:

-"Ah très bien ... Ils prennent des risques, dis donc. Je vais les lire de suite, vous pouvez disposer, camarade."

Il repart aussi vite qu'il est venu, et me laisse seul avec mes deux morceaux de papiers. Je profite de ne pas avoir encore enlever mon équipement pour utiliser la baïonnette comme Coupe-papier. Je commence par l'expediteur personnel. Ma mère. Elle se fait beaucoup de souci pour moi. Retranscrire la lettre serait inutile, mais à partir de ce moment je me fis la promesse de lui rendre visite. Mais bon, autant passer directement à l'essentiel. J'ouvre la lettre cachetée, et récite à voix haute, en même temps que je reprends le chemin de ma tente. Je peine à voir, la nuit étant déjà bien engagé, mais le clair de lune et les lampe à huile me permette tout de même de discerner les caractères si spéciaux de la lettre militaire dactylographiée:

Spoiler:
 

Une fois les derniers mot prononcés, je ne pus réprimer un terrible soupire de lassitude. C'est la fin de ces embuscades insignifiantes, et je vais enfin rentrer dans le vif, dans la cour des grands, dans la guerre et les combats tels que l'on rêve lorsque l'on signe les papiers d'engagement, mais quelque chose me dit que tout ça sonne faux. Je me réjouit, c'est indéniable, mais je ne peux m'empecher de murmurer:

-"ça va mal finir"

Extrait du journal de Mikhaïl Vassiritch, alors récemment élu sergent-chef au sein d'une division des FSAR


[HRPG: Une superbe partie de role-play, n'est ce pas? J'suis vraiment fier de moi et surtout de mes posts, et je tiens vraiment à remercier, le MJ sans qui le topic n'aurait pas pu avoir lieu. Encore merci ^^]
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