Seconde Guerre Mondiale

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 Rendez-vous à Messine !

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Andy Reiben
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MessageSujet: Rendez-vous à Messine !   Sam 9 Jan - 19:31

Départ officiel du rp "Opération Husky"

Pj impliqués : Pablo Raben (82ème Airborne), Paul Triquet (1ère Division Infanterie Canadienne)

MJ principal : Andy Reiben
Aide au rp (PNJ) : Earl Campbell


-------------------------------------------------------------------------------------

Un para dans les dunes

Début Juillet 1943, quelque part au Maroc...

Voilà maintenant presque 4 mois que vous morfondez en Afrique du Nord, dans un bled paumé du nom d’
Oujda à la frontière Maroc-Tunisie

Lors de vos rares moments de loisirs, vous vous souvenez avoir quitté New York, à bord d’un navire affecté au transport de troupes, le Monterey, le 29 avril 1943. Au total, plus de vingt transports de troupes, 8 destroyers, un porte-avions et le bâtiment de ligne Texas constituent votre convoi. Arrivés à Casablanca le 10 mai 1943, c’est cette fois-ci par la route que vous rejoignez Oujda après un long périple éprouvant où les températures peuvent atteindre 60°.

Sur place, les seules choses que vous avez dû combattre, ce sont les mouches, la chaleur et les voleurs ! Votre moral, malgré la discipline et la présence du général Gavin dans le camp commence à être entamé et vous finissez par vous demander « quand va-t-on enfin y aller ? ». Ce n’est qu’à l’aube du 09 juillet 1943 qu’on vous ordonne de vous mettre enfin en route ! Vous franchissez la frontière Tunisienne et vous dirigez vers l’Est pendant encore quelques heures.

Au cours de ce dernier trajet, chaque chef de section, vous informe des consignes quant au prochain objectif durant les brèves haltes pour le ravitaillement en eau des moteurs et des hommes : votre objectif > La Sicile !

A j-1, vous devez sauter au Nord et à l’Est de Gela

> prendre et de conserver le contrôle de la zone environnante pour couper la ligne allemande de ravitaillement et perturber leurs communications.

> Atteindre la zone de Piano Lupo, une série de fortifications près de Gela d’où on peut contrôler les réseaux routier environnants.

> A -1h du Jour J > jonction avec la 1ère Div. D’Infanterie et les aider à prendre le contrôle du terrain d’aviation de Ponte Oliveto.

Vous regardez vos camarades du 505ème avec envie, ils pénètrent dans les avions et s’envolent durant la nuit du 09 au 10 juillet, heureusement le 11 Juillet, c’est à votre tour de partir. Malgré un ciel rempli de transports alliés, votre saut se déroule dans de mauvaises conditions météo, ce qui gêne aussi la riposte ennemie, vous vous retrouvez dispersés sur une vaste zone. Quand vous pouvez enfin faire le point sur votre carte, vous vous situez à 10 km à l'ouest, de votre objectif, dans la banlieue de Gela. Ce qui correspond à 2 heures de marche en territoire ennemi, compter au moins quatre, en vous déplaçant à couvert !

Vous comptiez vous retrouver au moins plusieurs centaine de parachutistes et vous n'êtes au final que quarante !

Carte des objectifs :

Que décidez-vous ? Avancer coûte que coûte ? ou attendre d'autres camarades dispersés pour augmenter vos chances d'accomplir vos objectifs ?

_________________



Je suis le sergent d'armement Hartman et votre chef instructeur. A partir d'aujourd'hui, vous ne parlerez que quand on vous parlera et les premiers et derniers mots qui sortiront de votre sale g...le, ce sera "Chef" tas de punaises ! Est-ce bien clair ?!

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Andy Reiben
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Dim 10 Jan - 12:07

Avanti Canada !

10 juillet 1943, premières lueurs de l'aube

Après un long voyage ayant commencé en Angleterre, vous faites partie des 160 000 hommes destinés à ouvrir un "second front" et c'est avec satisfaction que vous débarquez sur le sable d'une nation ennemie, grâce notamment à de nouvelles barges vous dispensant de vous emparer des ports importants car, bien souvent fortifiés : Dieppe est ainsi vengé !

Le ciel est rempli d'avions alliés, plus que vous pouvez en compter ! Rassuré par leur présence, vous voyez l'équivalent de trois escadrons de bombardiers canadiens vous survoler, en provenance du sud-ouest, se dirigeant vers l'intérieur des terres. Des Spitfires à vos couleurs, vous survolent à leur tour, battant des ailes pour vous saluer ! Nombre de vos camarades chassent leur stress en se découvrant et en hurlant quand ceux-ci passent à basse altitude. Votre moral est gonflé à bloc d'autant qu'en face, la riposte est bien timide...

Positionné sur le flanc gauche des Britanniques, vous débarquez dans une gerbe d'écume et une eau turquoise qui n'a rien à voir avec le St Laurent mais vous n'êtes pas là pour faire du tourisme mais bien pour prendre l'occupant Allemand au piège en Sicile et mettre fin au régime fasciste Italien.

Dès que vous sautez à l'eau, votre première surprise est l'absence d'une réelle opposition, votre progression se fait rapidement et déjà vous voyez les premiers défenseurs adverses, se lever de leurs positions, les bras en l'air. Votre section et vous, avez la chance de faire vos premiers prisonniers, faisant partie du 122e Régiment d'infanterie côtière.

A votre approche, ils vous déclarent :

- Camerati ! Camerati ! Non sparare ! (camarades, camarades, ne tirez pas...)

L'un de vos frères d'armes, immigré de deuxième génération leur répond :
- Mani in alto ! Giù le armi ! Dov'è sono i Tedeschi ? (Haut les mains, lâchez vos armes, où sont les Allemands ?)

- Sono più nell'intero del paese, hanno molti mezzi corazzati ! (ils sont plus dans l'intérieur du pays et ils ont beaucoup de blindés), quand le soldat traduit la réponse, un capitaine aidé d'un groupe de combat décide de transférer ces prisonniers vers les bâtiments de la flotte où ils seront interrogés, les informations soutirées seront ainsi immédiatement transmises aux Etats-Majors alliés.



Votre prochain objectif : l'aérodrome de Pachino !

_________________



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Pablo Raben
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Dim 10 Jan - 14:48

82e Airborne...

A bord d'un GMC CCKW 352 (à châssis court), nous sommes sur une des longues routes de Tunisie. On ne sait pas encore où nous allons exactement, mais nous allons quelque part, et c'est déjà ça. Dans le camion, les huits hommes de la section sont là. Huit en me comptant et en comptant le sergent. Exceptionnellement, il est à l'arrière avec nous. Sergent Johnson, surnommé John's par les gars de la section. Il a 26 ans, et il est entré dans la 82ème Airborne lors de son ouverture, en 1942. Comme nous tous en fait.

Très autoritaire et discipliné, il donne du fil à retordre aux nouveaux. Pour lui, c'est l'entrainement le plus important. C'est pour ça qu'on nous surnomme "la section des chanceux", parce qu'on s'entraîne dur et très régulièrement à toutes les situations, et donc on sait comment faire. Chanceux parce qu'en entraînement avec les autres, on est toujours les premiers. Pourtant avant d'être les meilleurs, on n'a dût supporter bon nombre de souffrances ou imprévus qui ne nous en pas facilité la tâche.

Dans le camion, personne ne parle. Il y a trop de bruit. Les moteurs, la poussière, les avions qui passent de temps en temps, les sections les moins chanceuses qui courent parce qu'il n'y a plus de place dans les camions ou par punition... Impossible de parler et de s'entendre. Nous ne sommes pas encore armés. Mais ça va venir, juste avant notre saut. Même si avant d'entrer dans la division on a regardé nos dossiers, on peut bien être des tueurs ou devenus fous après les entraînements vraiment durs.

Enfin, une secousse nous fait apprendre que nous nous arrêtons pour ravitailler, dans un petit village où des FFL sont présents. Le sergent se lève alors de sa place sur le banc en bois du camion, devant moi qui suis à droite (donc lui à gauche), et il se met au milieu.

Il commence à parler avec sa voix grave très autoritaire, qui incite à ne pas faire le c.., parler en même temps que lui ou le contredire.

- Messieurs, le 11 Juillet, nous allons sauter en Sicile en vue de l'opération Husky. Depuis Avril, nos bombardiers lâchent des milliers de tonnes de bombes sur la Sicile et l'Italie, avec pour but de paralyser les Italiens. Mais les Allemands sont aussi en Sicile, donc croyez pas que ça va être une partie de plaisir !

Nos objectifs seront importants pour l'infanterie qui va débarquer. Nous serons envoyés un jour avant le débarquement, au Nord et à l'Est de Gela. Notre premier objectif sera de prendre et de conserver le contrôle de la zone environnante pour couper la ligne allemande de ravitaillement et perturber leurs communications. Ensuite, notre deuxième objectif sera d'atteindre la zone de Piano Lupo. Piano Lupo, vous savez ce que c'est ?

C'est le soldat deuxième classe (Private) Taylor qui réponds à John's :
- C'est une ville rital, c'est ça ?

Soldat deuxième classe (Private) Taylor. Né à Détroit, âgé de 19 ans. Il est entré dans la 82e Airborne en même temps que nous, le jour de ses dix-huits ans. Même s'il est très jeune, c'est un bon gars, et c'est peut être ses aptitudes physiques qui vont le sauver. Malheureusement, il n'a pas fait d'études, et n'est pas très intelligent. En plus, il n'a pas l'esprit stratégique. C'est malheureux, mais je ne pense pas qu'il montera beaucoup en grade, ni qu'il deviendra sous officier. Mais je ne peux pas prédir l'avenir, je ne suis pas devin ni dieu ! En tout cas, il a un très bon humour, et n'a pas peur des allemands ni des italiens, surtout pas des italiens...
C'est le soldat deuxième classe (Private) Peeters qui lui répond, avec une pointe d'humour personnel...

- Hé ! Toi tu connais l'Italie ? T'es même pas capable de tirer un coup correctement !

Soldat deuxième classe (Private) Peeters. Né à Liège en Belgique, âgé de 30 ans. Il est entré dans la 82e Airborne en même temps que nous, après avoir obtenu sa nationalitée. Il sait parler l'anglais, le flaman et le français. Il a pu sortir de Belgique en 1940, après que son pays, qui était neutre, a été envahi par le IIIe Reich.

C'est la deuxième fois en moins d'un siècle que ce pays tombe aux mains des allemands. Il est très patriote, mais il n'aime pas trop parler de son pays natal, car il éprouve beaucoup de remords. En fait, il s'en veut un peu d'être parti, car il a laissé sa femme et son enfant de 3 ans entre les mains des Allemands. Il aurait pu rejoindre les Anglais mais il voulait éviter de se battre. C'est pour ça qu'il a été aux Etats-Unis, à l'époque neutre. Il a de bonnes capacités physiques et intellectuelles, mais il ne veut pas d'un grade plus élevé. Ce qu'il veut, c'est rentrer dans son pays pour le libérer, par les armes...
Et Taylor lui réponds avec un air plus énervé...

- Demande donc à la prostituée à Oujda si je sais pas tirer un coup !
Heureusement que le caporal Williams calme le jeu...
- Ho ! Vous deux ! Fermez là, le sergent aimerait bien parler !

Caporal Williams. Né à New York, âgé de 25 ans. Il est entré dans la 82e Airborne avec d'excellent résultats, c'est d'ailleurs comme ça qu'il a pu devenir caporal. Il a un très bon sens stratégique, et il est plutôt pour le fait de préserver ses hommes. Il s'entend bien avec John's, et il calme souvent les hommes quand il y a des engueulades. C'est un peu un négociateur. Tiens, et pendant qu'on y est, pourquoi pas présenter le reste des hommes hein ? Soldat deuxième classe Smith, né dans un bled paumé du Texas. 24 ans. Sympathique, mais faut pas le chercher. Soldat première classe Miller, né à New York lui aussi. 25 ans, comme moi. Soldat première classe Wilson, né à Los Angeles, 26 ans. Soldat première classe Jones, né à Détroit, 20 ans. Enfin, il ne reste plus que moi, mais vous me connaissez. Voilà, vous avez fait le tour de la section ! Bon, Miller, Smith, Wilson et Jones, c'est ceux qui parlent le moins, et on connaît pas trop leurs histoires ni leurs caractères... Mais bon, je vous est fait un petit résumé, c'est le principal...

Revenons à notre conversation...
- Très drôle les gars ! Mais c'est pas vraiment une ville ritals ! Piano Lupo c'est une série de fortifications près de Gela, d'où on peut contrôler les réseaux routiers environnants ! Bon, ensuite, on a un troisième objectif. A moins une heure du jour J, on doit établir une jonction avec la Big Red One, et on devra les aider à prendre le contrôle du terrain d'aviation de Ponte Oliveto. Voilà, vous avez vos objectifs... Et n'oubliez pas de rester regroupés le plus possible. Même si vous n'êtes que deux ou trois !
Et juste quand il a fini, le convoi repart, direction la ville de Kairouan où nous allons sauter...

--------------

Le soir du 11 arrive bien vite. On nous donne notre équipement. On place des conteneur dans l'avion, conteneur ayant des munitions, quelques mitrailleuses Browning 1919 et des grenades et explosifs supplémentaires. On me donne un pistolet-mitrailleur Thompson M1A1 chambré en .45 ACP, un Colt .45 chambré lui aussi en .45 ACP, quelques grenades à fragmentations Mark 2 et un couteau de combat. J'avais aussi des chargeurs supplémentaires, et puis une compresse médicale au cas où. On nous donnait aussi une bible pour lire le temps du trajet. Et puis ensuite, le sergent nous redonne les consignes et les objectifs avant d'entrer dans le C-47. Nous sommes avec une autre section du même peleton.

L'avion décolle bientôt, et puis il s'envole dans les cieux, comme les autres, pour rejoindre la Sicile...



------------------------

Nous allons bientôt sauter. Le sergent de notre section se lève, celui de l'autre section aussi. Notre section va partir en premier. La lumière rouge s'allume. On se lève tous, et on attaque nos harnais au câble au haut de nos têtes. Notre radio sera largué dans un conteneur, et c'est moi qui est la carte. Je serai le premier à sauter. Personne ne parle. L'avion tremble, les canons anti-aériens et les artilleurs de notre marine croivent qu'on est des ennemis. Deux avions tombent devant nous, nous donnant entre plus de stress. Je suis le plus stressé, car je vais sauter le premier. Enfin, la lumière verte s'allume. "GO GO GO !" me crie-t'on. J'avance, mes deux mains derrière mon ventre. J'inspire lentement, et je m'élance grâce à mes mains. Je descends rapidement, les bras et les jambes en croix. Et puis je tire enfin la sangle de mon parachute. Je suis projeté violement en arrière, et mon parachute s'ouvre. Je descends de moins en moins rapidement, et je vois rien dans ce noir. Pas une lumière pour me guider. Finalement j'atteris dans un champ avec tous les autres de ma section. Nous nous regroupons, puis nous faisons le point avec la carte. Nous avions atteri à 10km à l'Ouest de notre objectif, dans la banlieue de Gela. Ce qui nous fait 2 heures de marche, soit quatre heures en nous déplaçant à couvert.

Au final, nous ne sommes que 40. Moi qui croyait que nous serions des centaines de parachutistes ! Il n'y a que notre peleton ! John's doit décider... Qu'est-ce qu'on fait ? On avance coûte que coûte ? ou on attend d'autres camarades ? Oui mais si on n'attend d'autres camarades... il va falloir qu'on leurs signalent que nous sommes là !

- Pablo, toi et Taylor vous allez fouillez la zone à la recherche des conteneurs. Vous restez sur un rayon de 500 mètres. Ils ne doivent pas être loin.
Je lui réponds alors...
- D'accord chef !


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Paul Triquet
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Dim 10 Jan - 15:28

Abords de la "Eastern Naval Task" composé de 795 fier bâtiments et 715 embarcations de débarquement...

10 Juillet 1943

Moi, le sergent Paul Triquet de la compagnie C du premier bataillon du Royal 22e Régiment de la première division canadienne sous le commandement britannique, je vais devoir conduire une section de 12 hommes à travers l'enfer qu'est la guerre.

Je suis en ce moment sur le pont d'un des navires qui nous amènent, mon régiment et moi, vers les côtes siciliennes. Autour de moi se trouvent des centaines de navires alliés qui bombardent la côte pour faciliter la vie de l'infanterie qui débarquera dans quelques heures. En ce moment, il est 5h du matin. Incapable de dormir, j'ai préféré observer la flotte. De toute façon, le vacarme assourdissant que produisent les canons de 380 de la flotte suffirait à réveiller un mort. Au loin, les lueurs d'incendies et des impacts d’obus forment une aura orangée au-dessus de l'ile. À l'est le soleil se lève, déjà...

Il est maintenant 7h10. Je suis retourné dans ma cabine vers 6h pour réveillé mes hommes, inspecter leur matériel et attendre les ordres du lieutenant Desrosiers, commandant de mon peloton. Le capitaine de la compagnie, le capitaine Tremblay, est descendu nous parler et nous encouragé pendant quelque minutes. Je suis content d'être sous le commandement d'un canadien-français. Le fait de pouvoir tous se parler en français facilite bien des choses.

Voici nos objectifs de la journée : Prendre l’aérodrome de Pachino, qui est à moins de 2 miles (3km) des plages, puis avancer vers la ville de Pachino.

Les objectifs à long terme sont de sécuriser Syracuse puis avancer vers Messine. Les anglais vont probablement prendre Syracuse avant nous vu qu’ils débarqueront plus d’une trentaine de miles au nord. Au moins, cela devrait nous laisser le temps de nous reposer un peu avant de pénétrer plus loin à l’intérieur des terres.

Bon, je viens de vérifier mon équipement : un Lee-Enfield Mk.III avec précisément 60 cartouches, un Revolver Smith & Wesson avec une vingtaine de munitions (je ne suis guère habile avec cette arme), quatre grenades M2 "Ananas", ma baïonnette et grâce à des relations dans l'armée, un couteau de combat Fairbairn-Sykes. Pour le reste du matériel, des rations pour deux jours, ma gourde d'eau, une pelle, une pioche et c'est à peu près tout.

Je suis en ce moment dans la cale du navire. Dans les péniches de débarquement, je peux observer des "Universal Bren Carrier", des Sherman et des M7 Priest. Il semblerait que les "Sexton" ne sont pas encore livrés. Je préfère avoir du matériel de par chez nous (HRPG: de mon pays) que celui de nos voisins du sud.

Bon, me voilà dans ma péniche. Nous sommes tous là? Oui ? Parfait. Voyons voir... aurais-je oublié quelque chose? Il me semble que non. Il est 7h50. Dans cinq minutes, nous devrions être sur les plages ennemies. J'espère qu'au moins la moitié d'entre nous passera la journée... Je m'ennuie de la maison... Je n'aime pas cet étrange silence. Nous sommes à portée de leurs canons et pourtant, ils restent silencieux.

Voilà la plage ! Elle n'a pas l'air très bien défendus. Les quelques bunkers plus hauts pourraient être un problème mais nous verrons bien... De toute façon, les avions au dessus de nous risquent de s’en charger. Une minute !!! Eh bien, nous y voilà. Notre père qui est... (HRPG: je vais vous évitez de lire la prière ^^") La rampe va descendre dans…Trois...deux...un...

Étrange…nous avons déjà fait nos premiers prisonniers. En débarquant sur les plages, nous avons couru vers les fortifications qui semblaient tous détruites par l’artillerie navale et les gars de l’aviation. À part quelque coup de feu isolé, la plupart des défenseurs (des italiens en général) préférèrent se rendre plutôt que de combattre. Je savais que les soldats de l’axe craignaient les canadiens mais pas à ce point là. Le caporal Maxime Piazzolla est l’interprète de ma section. C’était drôle de le voir parler en italien. Quand nous vîmes un italien crier :

- Camerati ! Camerati ! Non sparare !

Notre cher Piazzolla lui répondit :

- Mani in alto ! Giù le armi ! Dov'è sono i Tedeschi ?

Sincèrement, je me demandais ce que ses deux là pouvaient bien dire. Je me doutais bien que l’italien voulait se rendre mais je me demandais ce que lui avait dit mon caporal. L’italien le comprit car il répondit :

- Sono più nell'intero del paese, hanno molti mezzi corazzati !

Mon caporal me répondît tout de suite après la déclaration de l’italien que les allemands se trouvaient plus à l’intérieur des terres. Une bonne nouvelle pour nous, qui allons rester sur la côte orientale de l’ile. Un capitaine vint se charger des prisonniers alors que le capitaine Tremblay nous informe en ce moment que nous allons avancer pour prendre l’aérodrome. Je vais prévenir mes hommes. Espérons que je puise être encore vivant pour continuer d’écrire mon journal.

Après avoir réuni ses hommes, le sergent Triquet avança avec le reste de sa compagnie pour prendre l’aérodrome. Autour d’eux, de nombreux vergers et champs sillonnaient le paysage. Le terrain était tellement plat qu’il pouvait déjà voir au loin la tour de contrôle du terrain d’aviation.

Avançant en faisant attention au moindre bruit, Paul Triquet arriva à l’aérodrome après une marche d’environ vingt minutes. Le capitaine Tremblay parla avec ses officiers et donna des ordres. Le lieutenant Desrosiers revint vers son peloton pour expliquer comment ils allaient prendre le terrain d’aviation.

La compagnie A allait avancer par le sud-ouest et attirer les forces ennemies pendant que la compagnie B et C allaient contourner l’aérodrome. La B par le sud-est et la C par le nord. Pour éviter un tir croisé, les compagnies B et C allaient attendre le signal de la compagnie A : une fusée éclairante sera lancée dans les airs. La lumière n’allait pas être très voyante mais suffisamment pour que l’on puise le voir. Au besoin, un tir d’artillerie naval pourrait être demandé. La compagnie C alla donc se mettre en position.


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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Dim 10 Jan - 18:05

@Pablo

Dans ce noir ambiant, difficile de repérer ces satanés conteneurs, vous n'êtes pas assez nombreux pour quadriller efficacement le terrain, il va falloir privilégier la mission à défaut de compléter votre équipement.

Là-haut, les éclats des obus vous donnent un bref instant de lumière qui se prolonge quand une trainée de flammes touche le sol ! Certains de vos camarades ne reviendront jamais de cette croisade.

Vous êtes interrompu par le bruit d'un grondement sourd que la nuit répercute entre les collines arides du coin, de brefs éclairs lumineux apparaissent furtivement. Votre sergent vous interpelle :

- A l'abri, des transports ennemis !


Voilà votre situation actuelle :

Faisant rapidement l'inventaire de votre puissance de feu, les armes les plus lourdes dont disposent votre groupe de combat, sont des grenades Gammon, des MK2, quelques grenades au phosphore et des BAR, pour le tir en couverture, le reste comprend des fusils M1, Thompson et Grease Gun. Vous ne disposez d'aucun bazooka, ni mortier, ni mitrailleuses. Si ce sont des blindés, vous risquez de passer un sale quart d'heure !

- Tenez votre position et attendez mon signal pour ouvrir le feu sur le véhicule de tête !

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Lun 11 Jan - 20:29

Après avoir mis en place votre plan, vous vous mettez en route...Votre progression se fait sans difficultés jusqu'aux abords de l'aérodrome de Pachino.

Laissant le temps, à vos compagnies de procéder à une manoeuvre d'encerclement, vous vous mettez en position à environ 200m des lignes ennemies...Votre avancée s'est fait à couvert, aux premières heures de la journée...Puis au moment convenu avec les autres compagnies, vous lancez votre attaque !

Une simple fusée s'élance dans le ciel, brillante et silencieuse, pourtant cela suffit à alerter l'ennemi. Lancés dans votre élan, vous essayez de courir le plus vite possible jusqu'à votre objectif, au bout de cent mètres, les premiers obus Italiens commençent à tomber, décrivant une large courbe sonore : des mortiers ! Viennent ensuite des coups plus directs et de plus fort calibre, l'aérodrome dispose d'une artillerie conséquente !

N'y réfléchissant plus, vous décidez de piquer un sprint malgré les cris de vos camarades atteints...Vous n'avez plus le choix, il faut continuer jusqu'au bout ! Heureusement l'ennemi n'a pas mis de mitrailleuse en batterie et riposte uniquement avec des obus. Pour le moment, votre manoeuvre est stoppée face à ce mur d'acier et d'explosif mais très vite, comme par enchantement cette pluie mortelle s'arrête !

Le grondement familiers des moteurs Merlin vous fait relever la tête et réaliser que des Spitfires à la feuille d'érable mitraillent les pièces, de toutes leurs armes de bord, ce qui relance votre assaut alors que les canons ennemis sont tournés vers vos aviateurs !
La défense finit par faiblir suite à votre "tenaille" avec les deux autres compagnies, plusieurs canons sont endommagés par des jets de grenade, leurs servants tués...

Arrivés dans le périmètre de la base, l'ennemi est obligé de stopper sa canonnade, de peur de démolir les infrastructures et les avions encore présents dans les hangars. Cette fois-ci, seuls des tirs d'armes légères vous ralentissent mais les défenseurs sont rapidement submergés sur les flancs et préfèrent se rendre plutôt que de perdre la vie.

Au bout de quarante minutes de combat et de 15 autres minutes pour sécuriser l'aérodrome, vous êtes désormais maîtres des lieux ! Les spitfires Canadiens, survolent le terrain en traquant tout objectif aux alentours.

Plusieurs combats aériens ont alors lieu pour reprendre le terrain avec des Me 109 et des Macchi 202, suivis d'attaques au sol (mitraillages notamment) mais les assauts sont repoussés ! Au bout d'une patrouille de vingt minutes, les premiers avions alliés roulent sur le tarmac de l'ennemi. Vous avez mis hors de combat
:

· 1 compagnie d'infanterie avec des mortiers

· 321e batterie (canons 139/12)

· CCIXe groupe (skoda 100/22)

· XXIe groupe (batteries 49e , 330e, 452e et 2 autres batteries canons 75/27 et obus 75/06)


Vous attendez que les renforts arrivent avant de pouvoir progresser...Un peu de repos n'est pas de refus !

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Lun 11 Jan - 21:46

Ouf…ce combat ne fut pas trop difficile, grâce entre autre à l'appui aérien.

Après s’être rendu à nos positions, j’ai vérifié l’armement que ma section possédait. Nous étions 12 plus moi donc 13 soldats au total. J’avais à ma disposition une mitrailleuse Bren manipulé par un soldat, sept fusiliers équipé de Lee-Enfield no.4 et quatre soldats équipé de pistolet-mitrailleur Sten. L’un de ceux qui avait un Sten portait la radio de la section, deux autres avaient des armes anti-char PIAT. L’autre soldat avec un Sten avait des charges explosives.

Encourager de voir que mes hommes avaient un bon morale et leur équipement au complet, j’attendis patiemment que la compagnie A donne le signal. Je me préparais mentalement au véritable objectif de la journée.

Il n’était pas encore 9h sur ma montre quand la fusée éclaira faiblement le ciel. Le sifflement que produit la fusé nous donna un choc, comme si elle avait relâché le cran de sécurité après un ressort tendu au maximum. Nous nous levâmes et nous mîmes à courir vers l’aérodrome quand le sifflement de la fusée fut remplacée par un autre sifflement. Un obus de mortier tombant à moins de dix mètres de nous fit reculer quelque soldat mais je les convaincs rapidement de poursuivre la charge. Nous nous dispersâmes mais l’aérodrome nous déconseilla de poursuivre notre route par un tir puissant et constant d’artillerie anti-aérienne.

Ce déluge de feu et de métal constant, cette pluie d’acier blessa plusieurs de mes camarades de la compagnie. Deux de mes fusiliers furent fauché par l’artillerie mais j’encourageais mes soldats à continuer d’avancer. Devant moi, Piazzolla fut blessé à l’épaule droite. Sachant pertinemment que si je m’arrêtais pour l’aider, c’était moi qui allais être massacré par les forces ennemies. Une larme descendant le long de ma joue éclabousser de la terre sèche de la Sicile, je continuais à beugler des encouragements.

Après moins de deux minutes, nous arrivions à porter de fusils de l’ennemie. Le barrage de métal brulant devenant encore plus intense à cette portée, je commençais à croire que nous allions tous y passer quand des Spitfires du 417e Groupe de la RCAF mitraillèrent les positions défensives ennemies, forçant les servants de canon anti-aérien à s’occuper d’eux.

Avec de grand "Hourra", nous nous lançâmes à l’assaut des positions défensives. Les défenseurs, équipés de Kar 98K, essayèrent du mieux qu’ils purent de nous résister mais il était déjà trop tard. À coup de baïonnette et de grenade, les défenses ennemies finirent par tomber et après plus de quarante minutes, les gars du peloton cinq de la compagnie B vinrent nous rejoindre, accompagné de prisonniers. Partout dans l’aérodrome, des italiens se rendaient. Nous allâmes chercher les blessés dans les secteurs où nous nous sommes battus.

Pendant ce temps, des Me 109 et des Macchi 202 tentèrent de nous faire fuir de leur aérodrome mais les braves pilotes canadiens parvinrent à les repousser. Vers 10h, les Spitfires atterrir sur la piste de l’aérodrome et les italiens étaient envoyer vers un camp de prisonniers établies sur les plages.

Pour moi-même, j’allais voir mes hommes blessés au combat. L’infirmier de campagne m’informa que deux hommes étaient tombés mais que Piazzolla allait pouvoir reprendre du service dès demain. J’allai le voir pour le féliciter de son courage et m’excuser auprès de lui. Il me répondit :


- Ce n’est rien sergent. Vous serriez surement dans un pire état que le mien si vous étiez resté auprès de moi. De plus, les hommes ont besoin de vous. De toute façon, mon épaule n’a eu qu’un bout de shrapnel, rien de bien méchant.

Je lui souris puis lui ordonna de se reposer. Je sortis du bâtiment administratif qui servait d’hôpital de campagne.

En sortant de l’hôpital, j’aperçu le lieutenant Desrosiers discuter avec l’officier en charge du bataillon. J’imagine que Desrosiers recevait les prochains ordres.

Pour ma part, j’allai rassurer mes hommes qui attendaient près d’une tente militaire qui appartenait à l’ennemie une heure auparavant. Certains fumaient une cigarette, d’autre se racontaient des blagues de chez nous. Ça faisait du bien de les voir ainsi. Ça détendait l’atmosphère. La perte de deux hommes la première journée était dure à encaisser.

J’écris dans mon journal en attendant les prochains ordres. Avant d’écrire dans mon journal, j’ai envoyé deux fusiliers avec la mitrailleuse et la radio surveillé la route nord au cas où les italiens décideraient de contre-attaquer.


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Pablo Raben
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 12 Jan - 4:40

Il fait nuit noire, difficile pour nous de répérer notre matériel largué un peu plus tôt. En plus, nous ne sommes que deux, tandis que les autres se préparent à l'assaut. Après un petit quart d'heures, nous revenons pour rejoindre les autres, perplexes. Résultat, on n'a pas pu compléter notre équipement et si on a des véhicules devant nous on ne pourra pas se battre beaucoup face à eux, du moins on ne pourra pas les détruire. Plus haut, un assaut féroce à lieu. Les obus qui explosent nous donnent un petit moment de lumière, mais cette lumière nous permet juste de voir où nous sommes, pas de trouver les conteneurs. J'explique au sergent qu'on n'a rien trouvé. Alors qu'il s'apprête à me répondre, on entend des bruits de moteurs, mais plutôt des grondements que des bruits. Ensuite, de brefs éclairs lumineux. C'est pas bon tout ça, ça ne me dis rien qui vaille. Nous sommes à l'intersection de la route. Nous courons donc pour nous cacher derrière les murets, la face qui est dans le champ. L'ennemi est encore trop loin, nous ne pouvons pas savoir qui c'est. Mais nous allons nous organiser.

Notre inventaire est composé de quelques BAR, de Thompson (M1A1 et M1928), M1 (Carabine M1A1 et M1 Garand), et dans les grenades nous avons des grenades aux phosphore, des Gammon et des Mk2. Les Browning Automatic Rifle M1918A2 sont des fusils-mitrailleurs de calibre 30. Enfin nos grenades seront très utiles, surtout si c'est des transports.

Mais il y a un soucis. Le terrain est plat ici, nous sommes facilement repérables. Une partie des hommes sont vers une ferme, une autre dans un terrain abandonné et une autre dans des vignes. Ils ne pourront pas bien se cacher. Notre section est rassemblée dans un patûrage, avec une grange au milieu. Nous restons dehors, car l'ennemi pourrait vouloir s'installer dans la grange.

Voilà comment nous allons procéder : nous sommes tous en ligne, contre le muret. Lorsque les intrus arriveront, nous procéderons à un lâcher de grenades, tandis que les hommes avec des BAR exécuterons un appui feu. Nous lancerons quelques fumigènes avant que ceux équipés de pistolets-mitrailleurs lanceront l'assaut, protégés par les fusiliers qui seront sur les flancs. Nous avons par chance quelques grenades fumigènes, au cas où.

Ce plan ne pourra que marcher si les intrus sont des véhicules non blindés. Si les intrus sont des véhicules blindés, nous devrons exécuter une autre tactique. Nous n'avons ni mines, ni mitrailleuses, ni mortiers. Il faudra donc utiliser ce qu'on a. Les grenades Gammon peuvent facilement être utilisés contre des véhicules. Nous lancerons alors les grenades Gammon, de façon à ce qu'elles explosent sur les véhicules, tandis que les hommes équipés de BAR exécuterons un appui feu pour nous protéger...


[J'ai éliminé ce qui était inutile, tout le descriptif armes, c'est très bien si tu fais de l'instruction à des "bleus mais pas ici.]


Dernière édition par Pablo Raben le Mar 12 Jan - 13:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 12 Jan - 18:37

@Paul

Tout au long de la 1ère partie de la journée, tu vois d'autres détachements, troupes et véhicules Canadiens qui avancent vers l'intérieur des terres et dans l'autre sens une colonne interminable de prisonniers Italiens d'où émergent quelques Allemands, notamment des officiers.

Ceux-ci sont vite interceptés par des MP qui les emmènent loin de leurs infortunés "alliés" car déjà des tensions éclatent entre eux et les civils qui se sont amassés pour les voir défiler piteusement les invectivant au passage : Tedeschi fuori ! Bastardi ! Morte alla Germania ! (Dehors les Allemands ! Bâtards ! Mort à l'Allemagne !)

Avant que ceux-ci ne soient victimes d'un projectile quelconque, ils sont vite évacués en camion pour être interrogés. Quant aux soldats Italiens, ils sont regroupés, identifiés, désarmés puis rassemblés dans ce qui va devenir le 1er camp de prisonniers sur leur propre sol. Certains d'entre eux ont du mal à retenir leurs larmes et ont l'impression sévère d'avoir été mené en bateau depuis maintenant deux decennies.

La tête de pont est maintenant bien installée, vous allez devoir reprendre la route dans quelques heures car ce job ne fait que commencer !

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 12 Jan - 18:56

@Pablo

Les derniers mots du Sergent sont :
Visez pour tuer et donnez-vous à fond !
Serrant les dents et tenant fermement ton arme, le grondement se précise ! Deux camions remplis de soldats arrivent, précédés par un side-car muni d'une mitrailleuse MG34, une jeep au milieu, un camion tractant une pièce d'artillerie et un autre camion de transport qui ferme la marche.

Votre sergent en début de colonne, laisse passer le side-car puis déclenche le tir quand la jeep ennemie passe, c'est alors l'enfer qui s'abat contre le convoi ennemi ! Les balles déchirent les toiles des transports d'où s'élèvent de grands cris de douleur, percent les chairs, entament les carrosseries légères et font de terribles ricochets contre les blindages plus épais !

Chaque groupe de combat fait feu de toutes ses armes quand le convoi ou ce qu'il en reste, passe à portée, faisant attention de ne pas tirer sur leurs camarades postés de chaque côté de la route à l'abri du muret.

Vous avez vidé un chargeur complet contre le transport de troupes le plus proche, toutes vos balles portent, tuent plusieurs soldats dont le conducteur, enflamment le réservoir et font éclater l'un des pneus. Dans une sinistre embardée, il verse sur le côté gauche de la route dans un grand fracas et défonce presque le muret où sont réfugiés d'autres de vos camarades vers le terrain vague.

L'autre essaie de s'échapper et de forcer le passage, accompagné par celui qui tracte le canon...Le side-car fait un virage serré pour secourir ses camarades, il vous reste deux secondes pour choisir votre objectif !

Votre groupe de combat a complètement surpris l'ennemi mais il va se ressaisir ensuite !

Vises-tu le camion de troupes restant, le camion qui tracte l'artillerie ou le side-car ? Tu as 1 chance sur 3 de faire définitivement pencher le combat en ta faveur et ce, de manière radicale ! Choisis bien !

La suite de cet insoutenable suspense au prochain post ! Restez à l'écoute !

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 12 Jan - 20:23

Pachino est prise. Un camp de prisonniers a été monté à l’extérieur de la ville non loin de l’aérodrome. Nous avons passé une bonne partie de la journée à regarder des prisonniers italiens et allemands descendre le long de la route vers le camp. De nombreux citoyens des villages aux alentours se mirent à insulter les allemands qui furent mit de côté par les MP (police militaire) craignant une émeute. Je fus surpris de voir le piètre équipement que les italiens avaient. Désarmés quasiment devant nous, mes soldats et moi pûmes lire le désespoir et la fatigue sur les visages atterrer de nos ennemies vaincu.


Après avoir envoyé quelque soldat surveiller l’arriver des renforts, je partis explorer l’aérodrome qui se remplissait graduellement et rapidement de matériel et avions alliées. Un QG temporaire était installé dans les bâtiments administratifs de l’aérodrome. Quelque grosse barre (des officiers) se parlaient, d’autres donnaient des ordres à des coursiers et d’autres inspectaient l’arriver de matériel. J’entendis vaguement que le 2e régiment d’artillerie de campagne était arrivé mais bon… je n’en souhaite pas autant. Je dois avouer que je préférerais voir des blindés.

Plus loin, près des hangars, des pilotes discutaient ensemble. Je décidai de me joindre à eux, histoire des félicités pour leur grande aide. Je les saluai (se sont des officiers après tout) puis me présentai. L’un d’eux me serra la main et me présenta aux autres pilotes autours de nous. J’appris que celui qu’y me serrais la main se nommait Michel Gauthier. Il venait lui-aussi de Cabano. Étrange qu’on ne se soit pas vue avant la guerre. Les pilotes me remercièrent d’avoir prit l’aérodrome avant même que je puisse les remercier de nous avoir soulagé du tir nourri de la DCA. Nous rîmes de bon cœur quand je les remerciai à mon tour. J’étais heureux que ses pilotes parlent français.

Après avoir discuté une bonne demi-heure avec eux, je partis m’enquérir de mes hommes. Je fis, tout d’abords, un tour par le post d’observation où j’avais envoyé quelques hommes surveiller la route nord. Tout semblait parfait alors j’allais retrouver les autres membres de ma section qui devraient être près de la « taverne » improviser. Ce n’était pas vraiment une taverne mais les gars du bataillon et d’autres unités s’était rassembler dans l’ancienne cafétéria de l’aérodrome.

Quand j’arrivai dans le bâtiment, les soldats de ma section m’invitèrent à boire un coup. Sur le coup, je fus surpris de cette invitation car je bois rarement sans compter que nous allions partir dans quelques heures. Ensuite, je me demandai d’où provenait l’alcool. Un lieutenant vint me voir en souriant, expliquant que l’alcool provenait des réserves italiennes dans la cafétéria. Il me rassura en disant qu’il les avait confisquées mais il avait fermé les yeux sur les bouteilles que les soldats avaient pris avant qu’il n’arrive. Je n’étais pas vraiment en accords avec ça mais bon…c’était un officier. J’ordonnai à mes hommes de ne plus boire d’alcool car nous partions sous peu et que je les voulais près de la route nord dans une demi-heure.

J’allai rejoindre le poste d’observation et discuter avec mes autres hommes en attendant les renforts. Des véhicules et des soldats de régiments différents avançaient sur cette route de terres sèche. La poussière que les véhicules soulevaient restait en suspend dans cette air chaud et sec. Je dois avouer que j’ai plus l’impression de me battre contre la chaleur infernale de l’ile que les soldats censés la défendre. Moi qui est habitué à l’hiver canadien…En tout cas, j’ai hâte que les renforts arrive.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Jeu 14 Jan - 17:43

Notre ennemi, on peut enfin l'identifier. Deux camions de transports de troupes, un side-car avec une mitrailleuse, une jeep, un camion tractant une pièce d'artillerie et un autre camion de transport qui ferme la marche. Pas un seul véhicule blindé. Bon, les transports de troupes, c'est pas le plus facile à détruire, et ils contiennent beaucoup de soldat, mais ils sont facile à avoir. Le side-car c'est plus difficile, et en plus il est armé. C'est donc une cible importante, que je vais tenter d'attaquer en premier, mais je ne suis pas encore sûr. A mon avis, nos ennemis sont des italiens, quoique les Allemands disposent de beaucoup de side-car et de transports de troupes. Je serre les dents, j'appuye de toutes mes forces sur mon arme, j'essaye de prier en silence, et surtout j'essaye de me rappeller ce qu'on m'a appris. Comment tirer, où tirer... Les véhicules sont tous proches, j'entends le bruit des moteurs. John's commence à déclencher le tir sur la Jeep, nous nous levons et nous tirons à notre tour pour empêcher nos ennemi de se ressaisir et de nous exterminer. C'est la guerre, et l'enfer sutout. Les cris et les balles pleuvent, tous les paras tentent de tuer le plus d'adversaires possible.

Nos balles tuent des soldats ennemis, qui crient tout en tombant des camions ou des autres véhicules. Ils ne s'attendaient pas à ça, nous si. Les grenades explosent, nous nous préparons à lancer la charge avec les fumi'. Mais personne ne les lance, nous sommes trop occupés à mitraillés nos adversaires. Nous faisons attention à ne pas tirer sur nos amis, nos camarades comme disent les russes. Mon premier chargeur, je l'ai déjà vidé sur le transport de troupes le plus proche. J'ai tué de nombreux soldats dont le conducteur. Le transport c'est donc arrêté net, et les survivants sont tous morts, sous le feu de nos hommes. On fait du bon boulot ! J'ai aussi enflammé le réservoir, faisant un peu de lumière, brûlant un blessé et un cadavre. Une scène horrible, mais heureusement l'un d'entre nous l'a achevé pour que le blessé ne souffre pas. Nous ne sommes pas des monstres non plus, nous avons de la conscience... Du moins, je l'espère. Le camion se couche sur la gauche, avec un gros bruit qui nous fait souffrir rien qu'à entendre le métal se froisser. Il détruira presque le muret qui abrite quelques paras, qui vont plus loin dans le terrain vague.

Je recharge en vitesse mon arme, et je me prépare à tirer à nouveau. Mais je ne sais pas où tirer. L'autre transport de troupes tente de partir en forçant le passage, avec le transport de troupe qui tracte le canon. Le side-car, lui, fait un virage serré pour aider les camarades qui sont restés. Je n'ai que quelques secondes pour choisir ma cible. Si je prend le side-car, je neutralise leurs défenses, mais après il faudra suivre les autres. Une idée me vient à la tête. Je tente de viser uniquement le conducteur et le passager pour ne pas abimer le side-car. Si je réussis, nous montrerons à bord et nous pourchasserons ceux qui battent en retraite pour les exterminer... J'appuye alors sur la gâchette, on verra bien le résultat...
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Jeu 14 Jan - 19:10

@Pablo

Au moment où tu ouvres le feu, le side-car vient à peine de revenir dans l'axe de la route et son mitrailleur arme sa MG pour vous balayer sous son feu ! Précédant celui-ci d'une fraction de seconde, ta rafale le frappe en pleine tête et achève le conducteur presque simultanément de plusieurs balles dans la poitrine. Le choc mortel et violent l'éjecte hors de son véhicule ,la moto finit par se renverser, ses deux passagers hors de combat.

Un de tes camarades déplie le bipode de son BAR et vise le camion qui s'enfuit, il ajuste son tir et profite que le véhicule ennemi execute un virage pour vider une longue rafale vers celui-ci. Le résultat ne se fait pas attendre ! Une violente explosion se déclenche à moins de cent mètres de votre embuscade, les munitions embarquées servant à alimenter le canon ont été atteintes et pulvérisent l'ensemble (canon et véhicule).

Comble de malchanche (pour l'ennemi), le camion de transport ayant dû ralentir à l'entrée du virage, est atteint par des shrapnels incendiaires qui mettent le feu à la toile protègeant l'infanterie embarquée et très vite, les soldats Italiens sont obligés de sauter de celui-ci, les derniers se transformant en torches humaines.

Votre sergent vous pousse à l'action :


- Ramassez ce que vous pouvez, surtout les explosifs, les grenades, on va finir le travail avec les survivants, s'ils se rendent tant mieux, sinon tant pis pour eux ! En avant !

Tu arrives à prendre deux grenades à main, presque semblables à celles qu'emploient les Britanniques et du cadavre d'un officier, tu t'empares d'une arme de poing et trouve quatre chargeurs supplémentaires que tu ranges précipitamment dans tes poches, ce sera toujours un souvenir de guerre du "commencement de la fin".

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Ven 15 Jan - 4:26

Le side-car était dans l'axe de la route quand j'ai tiré. Je tue en premier le mitrailleur, puis le conducteur, en vidant un autre chargeur. Très vite, le side-car se renverse mais le moteur est encore allumé ! Je vais pouvoir le récupérer et poursuivre le reste du convoi d'Italiens, si le sergent me l'ordonne ou faire une reconnaissance pour rejoindre d'autres éléments alliés. Heureusement, les paras ont de la chance aujourd'hui. Je doute quelle reste, mais tant qu'on l'a, pourquoi ne pas en profiter. Un de mes camarade vise le camion qui s'enfuit. Il est tout proche de moi. Il ajuste son tir, profite du virage que le transport doit faire, et il vide presque un chargeur entier sur le transport de troupes tractant une pièce d'artillerie. Et d'un seul coup, une énorme explosion suivit d'une onde de choc nous perturbe tous. Le camion vient de partir en fumée, l'artillerie aussi.

Le dernier transport de troupes doit ralentir au virage, pour éviter le camion pulvérisé et pour pouvoir manoeuvrer plus facilement. Des morceaux de l'explosion mettent alors feu à sa toile, et très vite, l'infanterie ennemie présente dans le véhicule brûle. Ceux qui peuvent sauter sautent, risquant parfois de se casser la jambe, tandis que les autres brûlent, et tombent pour se rouler par terre. Pour certain, c'est déjà trop tard, pour d'autres, il y a encore un espoir. Nous sommes trop loin pour tenter de les faucher avec nos armes, on perdrais plus de munitions que tout. John's nous demande de ramasser ce qu'on peux... grenades, explosifs, munitions. Il nous dit aussi qu'il faut finir le travail en achevant les survivants, si ils ne se rendent pas. Je doute qu'ils se rendront, parce que ils ne doivent pas être bien intelligent. C'est ça le principe de la dictature : rendre les gens bêtes, naïfs. C'est juste une question de maitrise du peuple.

Je dépouilles deux soldats près de moi, et un officier. Je récupère deux grenades à main, en plus de ma MkII qu'il me reste, et sur l'officier je lui vole son arme de poing, un Beretta 34. Un très belle arme. Les italiens sont assez doués pour faire des pistolets. Par contre, les voitures... c'est pas le top. Je lui prends aussi quatre chargeurs supplémentaires pour l'arme de poing, et je cache ce que je lui ai pris dans une poche. Ensuite, je rejoins les autres en courant, regardant si mon arme est paré à servir. Nous allons surêment tuer du Rital...
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Ven 15 Jan - 18:22

@Paul

Cette première partie de journée vous permet de souffler un peu...Finalement les choses s'arrangent mieux que prévu mais y réfléchissant, si les Italiens s'étaient mieux battu, vous ne seriez peut être pas là à réfléchir sur votre chance actuelle.

Les paroles de votre premier prisonnier vous reviennent en tête, "les Allemands sont plus au nord et ils ont des blindés", vous chassez cette pensée en constatant que votre camp dispose d'une supériorité aérienne et navale assurée même si des détonations fréquentes parfois plus fortes que les autres proviennent de vos arrières...vous faisant sursauter ! D'après le calibre, les canons de marine sont pleinement utilisés pour durement pillonner l'ennemi.

La bataille dans le ciel et en mer continue de faire rage, les Italo-Allemands ripostent avec tous les moyens disponibles en voulant couler un maximum de navires, essayant de passer à travers les barrages de feu, d'acier et de ballons formés par les navires d'escorte et les chasseurs Alliés.

D'ailleurs sur l'aérodrome de Pachino, c'est un ballet infernal qui dure ! Les avions font des rotations incessantes entre ceux qui reviennent à vide et ceux qui repartent au combat, les mécanos les dégagent des pistes illico, refont le plein en essence, munitions...les ambulanciers évacuent les pilotes trop atteints, vous vous sentez un peu coupable de vous en être aussi bien sorti.

En passant près de la tente d'un officier où un radio-opérateur prend frénétiquement des notes, vous entendez qu'à Gela du côté US, ça barde sévère et que la tête de pont est menacée par l'arrivée d'une division blindée All., vous n'avez pas eu le temps d'entendre le nom de celle-ci que le radioman vous fait signe de partir. Dès que vous vous êtes éloigné, un MP vient se mettre en faction devant et interdit le passage dans celle-ci sauf aux officiers (bien sûr)

Peu de temps plus tard, le signal du rassemblement général vous appelle à former les rangs avec vos camarades et le gros de la troupe puis vous reprenez la route en direction d'Ispica.

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Ven 15 Jan - 19:46

Les renforts finirent par arriver un peu avant midi. Sur l’aérodrome toutefois, c’était l’enfer.

N’ayant pas les forces militaires dans la région pour riposter, les boches et les ritals ont décidé d’envoyer une bonne partie de leur forces aériennes et naval détruire notre tête de pont. Au-dessus de l’aérodrome, les avions du 417e groupe de la RCAF se reliaient et tournoyaient au-dessus de nos têtes en attendant d’atterrir pour repartir chasser la Luftwaffe des têtes de pont de la 8e armée britannique. Sur le tarmac, de nombreux appareil sont mis de côté, étant inopérable tellement ils étaient troué par des impacts de DCA et de balles de chasseurs ennemies. Des ambulanciers du 18e groupe d’ambulance de campagne évacuaient de nombreux pilotes courageux qui avaient réussi à atterrir malgré leurs blessures. Je me sentais mal de voir de si jeune gars blessé e même mutilé alors que mes gars et moi avons eu beaucoup de chance durant les combats.

Ce sentiment fût renforcé quand je passai à côté d’une tente où un radio-opérateur donnait des informations à un officier. J’entendis que les américains se faisaient mal mener à Gela où les forces italo-allemandes tentaient des les repousser dans la mer. Je n’aimais pas le sentiment de culpabilité qui me tenaillais les trippes. C’est à ce moment que je me rappelai les paroles de l’italien que nous avions capturé sur les plages. Rouge de honte, je me souvins que c’était mieux ainsi que se soit les yankees qui se tape le gros des forces ennemies que nous.

Je tendis mon oreille pour entendre le nom de la division blindé qui menaçait la tête de pont à Gela quand un MP me chassa de la tente, clamant que seuls les officiers de compagnies et supérieur avaient droit à l’accès à cette tente. Déçu et frustrer intérieurement, je continuai mon chemin. J’étais rassurer par le bruit constant de l’artillerie naval mais le son intermittent d’explosion plus fort me secouait à chaque fois. C’était comme si un choc électrique me partait du bout des cheveux jusqu’à la plante de mes pieds. J’étais ébranlé quelque peu puis je reprenais vite confiance. Après tout, nous avions une supériorité numérique largement écrasante. Je devins vite plus sûr de moi à chaque explosion causé par les ennemies.

Soudain, le lieutenant-colonel Bernatchez sonna le rassemblement de tout le régiment. J’allai chercher mes hommes puis me forma avec mes hommes dans les rangs de la compagnie C. Le lieutenant-colonel nous informa que nous allions avancer vers la ville d’Ispica.

Situer à environ 10 miles de Pachino, Ispaca était une ville situé sur le haut d’une falaise. Un officier nous montra une carte sur un tableau qui, quelque heure auparavant, à dû servir pour indiquer les plan de vol des pilotes italiens. Sur la carte nous pouvions voir en détail le chemin que nous allions devoir emprunter. Nous allions passer par trois passablement petites fermes avant de nous rendre à notre objectif : Burgio, Villa Modica, et Agriblea Diagosta. J’étais un peu inquiet quand je remarquai (et vite confirmer par nos officiers) que le seule chemin d’attaque était par le sud-est car mis à part un flan de colline plus lion au sud, le seul chemin pour entrer dans la ville était de passer par le chemin principale, qui allait surement être bien défendu. Nos officiers nous donnèrent quelques encouragements puis nous dirent que nous recevrions des informations plus détaillé une fois en place.

Les officiers parlèrent entre eux pendant que nous, les sous-officiers nous ordonnions aux soldats de rassembler leur matériel et de se mettre en marche. Nous étions bons pour au moins 2h30 de marche si nous étions chanceux. Je m’assurai que mes hommes avaient assez d’eau pour la marche. Nous approchons en ce moment de Burgio. Je vais ranger mon journal avant qu’un officier me prend en train d’écrire.
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Andy Reiben
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 19 Jan - 19:14

Les seuls adversaires rencontrés durant votre progression sont un soleil de plomb, de satanés moustiques qui profitent de votre belle peau blanche et juvénile pour refaire le plein de sang et vos pieds qui commencent à souffrir de tout ça ! Pas assez de camions pour tout le monde et les seuls que vous apercevez sont bourrés à craquer, obligeant certains de vos camarades à en descendre précipitamment quand le conducteur prend un virage un peu trop serré !

Le froid de votre belle province vous manque ainsi que la neige, belle, pure et rafraîchissante au milieu de ces plaines arides où le soleil s'amuse à darder ses rayons sur vos casques ! Les civils que vous croisez vous regardent apeurés, les femmes, de noir vêtus, rentrent précipitamment leurs enfants avant qu'ils puissent venir jusqu'à vous...Drôle de pays, drôle de moeurs.

Une jeune fille, à un puits, sert de l'eau fraîche aux soldats de passage et certains n'hésitent pas à lui donner un coup de main pour remplir son seau afin que chacun d'entre vous puisse y tremper son gobelet réglementaire. Cela vous fait du bien et vous fait oublier un instant votre peine mais il faut vous continuer !

Des gars du génie posent des panneaux pour que les troupes se repèrent, vous y lisez : "Ragusa - Chiaramonte - Giarratana", juste une indication, pas de distance. Alors que ceux-ci s'éloignent pour oeuvrer plus loin, à une dizaine de mètres de là...Une brusque explosion se fait entendre, faisant sauter votre casque mal arrimé ! Un nuage de poussière rosée retombe sur vous et là où se trouvaient les trois hommes, il n'y a plus que des débris, quelques secondes auparavant, de jeunes hommes comme vous étaient parmi vous, votre uniforme a été moucheté de leur sang.

Les Allemands ou les Italiens ont laissé certains souvenirs explosifs sur votre route, il va falloir redoubler de prudence car au loin, vous voyez les premières hauteurs Siciliennes, culminant et encerclant les plaines où vous vous situez, qui sait ce qui se dissimule dans ces escarpes rocheuses...

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Paul Triquet
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mer 20 Jan - 14:15

Nous marchons depuis plus de deux heures. Le paysage est morne et sinistre. La végétation est brulé par le soleil ardent de la méditerrané. La belle province me manque cruellement. Voilà plus d’un an que je n’ai pas vu la belle neige de mon pays…

À Villa Modica, nous nous arrêtâmes pour remplir nos gourdes déjà vides. Une chance que j’avais ordonné de les remplir avant de partir car certains serait déjà inconscient, frappé par un coup de chaleur. Une jeune fille eu l’amabilité de nous puiser de l’eau de son puits. Certains soldats, soit par politesse, gentillesse ou presser de boire de l’eau, vinrent l’aider à en puiser. Bien vite, deux d’entre eux furent mouillé de la tête aux pieds après avoir renversé le seau non (pas sur) intentionnellement sur eux. Je ris de bon cœur et alla remplir ma gourde moi aussi.

Pendant que des véhicules bondé de soldats (trop même car j’en ai vu qui tombaient de leur véhicule) avançaient vers Ispaca, des gars du génie plantaient une pancarte qui indiquait dans quelle direction se trouvaient les villes de Ragusa, Chiaramonte et Giarratana.

Ils marchèrent un peu plus loin pour faire autre chose quand une détonation se fit entendre. Mes oreilles bourdonnaient comme si un essaim d’abeilles étaient entré dans mes orifices auditifs. Mes yeux se rivèrent vers l’endroit d’où provenait la détonation quand je vis une pluie vermillon me tombé dessus. Le sang des trois hommes, désormais réduit à l’état de bouillies, maculait mon uniforme et mon visage.

J’étais comme en transe. Je ne voyais, ni entendais les choses qui se passait à côté de moi. Lentement, comme si allé plus vite aurais signifié mon arrêt de mort, je me passai une main sur le visage de bas en haut puis ébouriffai mes cheveux. C’est à ce moment que je me rendis compte que mon crane ne supportait plus le lourd poids de mon casque. Ce dernier reposait quelque mètre plus loin. Tranquillement, je le pris et le remis sur ma tête. Je me sentis bousculer et brasser dans tous les sens et là, je me rendis compte que le Lieutenant Desrosiers me parlait.

- … esser ? Ça va ? Sergent Triquet, répondez !

Je repris conscient du monde extérieur et recommença à réfléchir normalement. Je répondis à l’affirmative au Lieutenant comme quoi j’allais bien. J’essuyai le sang qui me restait encore sur le visage puis j’essayai d’oublier en vain le trou béant dans le sol où des lambeaux de corps fumaient. Les yeux vitreux, j’essayai de reprendre une certaine constance. Le Lieutenant s’assura que j’étais encore capable de travaillé comme du monde (comme il faut) puis me donna les ordres de mission.

Les yeux grands ouverts de stupéfaction, je remarquai que nous étions à moins d’un mile de la ville Ispaca. Je voyais bien la difficulté qui nous attendait. Une falaise à pic se dressait entre nous et la ville. La ville millénaire était construite le long d’une étroite falaise où seuls deux chemins étroits en permettaient l’accès. Au sud, une pente permettait un assaut sur une plus grande échelle mais elle se trouvait à plus de 2 miles de notre position.

En somme, le régiment se séparera en bataillon à l’embranchement de la route E45 et SP47. Le deuxième bataillon continuera vers le nord sous le couvert de tir d’artillerie tandis que les deux autres bataillons feront route vers le sud. Le premier prendra la voie E45 vers la ville alors que le troisième bataillon prendra un chemin de campagne vers le sud de la falaise où la déclinaison était plus douce. Ma compagnie allait les suivre pendant un temps puis empruntera un petit chemin escarpé qui nous permettra de les prendre à revers. Le capitaine ordonna que les mitrailleuses aillent se cacher sur le bord de la route en position pour tirer sur la falaise. Notre mortier fera de même. Ensuite, nous foncerons vers la falaise pour éviter des tirs d’artilleries directes. Le signal pour remonter la rote sera un tir de mortier si les ennemies nous attaquent avant que nous nous rendions à la falaise. Si se n’est pas le cas, le capitaine fera passer le mot et nous monterons en silence. Les radios devront être en mesure d’appeler de l’artillerie et nos équipes de mortiers si cela s’avérait nécéssaire.
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Ven 22 Jan - 18:46

@Paul

Depuis votre débarquement et les premières escarmouches du 10 juillet dernier, votre progression n'a été ralentie que par un relief de plus en plus accidenté où les routes de montagne parfois étroites obligeant les gars du Génie, à accomplir des prouesses pour faire passer le matériel lourd.

Les cols se succèdent aux reliefs escarpés où les rares villages dominent les accès environnants, vous comprenez que cette situation géographique particulière favorise parfaitement le défenseur et en l'occurence, celui-ci n'est même pas Italien, ni Sicilien mais tout bonnement étranger à ces lieux et à sa mentalité.

Ces premiers jours se passent plutôt bien et pour tout dommage, il n'y a que des insolations, des coups de soleil et des soldats atteints de déshydratation qui font que certains de vos camarades tournent de l'oeil et s'effondrent. Qui sait combien de temps, ce calme va durer...C'est à croire que l'ennemi s'est retiré face à vos forces mais vous soupçonnez fort que celui-ci s'est retranché plus au centre du pays.

Vous avancez en direction de Modica > Ragusa et Giarratana


[Ensuite, je passe à Pablo]

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 26 Jan - 13:07

11 Juillet 1943

Notre préparation fut en bout de ligne inutile car il n’y avait personne à part quelques soldats italiens qui se rendirent. C’est ainsi que nous prîmes Ispaca puis Modica et plusieurs autres villages perché sur des collines escarpés. Il n’y a pas eu vraiment de combat depuis l’assaut de l’aérodrome.

L’avant-garde marche en direction de Caltagirone en passant pas Gramichelle et Vizzini. Les ordres en général pour la division était de s’emparer d’Enna, une petite ville perdu dans les montagnes de Sicile qui est le point centrale de l’ile. Le général Montgomery pense que la prise de l’ile en sera facilitée.

Personnellement, je n’aime pas ce tommy et de plus, je crois sincèrement qu’avancer le long de la côte serait beaucoup moins meurtrier qu’avancer dans les collines où sont cachés les allemands.

Les américains semble en prendre un coup de leur côté, en particulier les paras. Une fausse alerte de la part de la "Western Naval Task" a fait que les marins se sont mis à tirer sur les C-47 qui transportaient la 82e sur leur zone de largage. Ça c’est sans compter la contre-attaque allemande qui a failli repousser les yankees à la mer.

Patton se mords les doigts à se qu’il parait. Il ne serait pas content (un euphémisme en fait) de la décision de Montgomery de reléguer les américains au rôle d’arrière-garde pour la VIIIe armé.

En général, la marche se fait plutôt tranquillement. Piazzolla nous a rejoins ce matin, malgré les réticences des médecins. Plusieurs hommes de la compagnie ont rejoins l’antenne médical à cause de piqures de scorpions, d’insolation et de chevilles foulé à marcher dans ce terrain inhospitalier.

En général, la population local nous est favorable, heureuse que le régime de terreur soit fini. D’autre semble plutôt indifférent à notre passage. Les femmes de ce pays porte des robes noirs qui leurs donnent un effet sombre et dépressif. C’est mauvais pour le moral surtout qu’il est déjà assez à terre comme ça. On n’est pas fous. Nous savons pertinemment que nos ennemies se terre à quelque part dans ces c..is de montagne. En tout cas, j’ai hâte que la Sicile soit conquis que nous puissions changer de théâtre d’opération.


[HRPG: désolé si ça m'a prit du temps pour répondre je suis un peu occuper ses derniers temps ^^"]


Dernière édition par Paul Triquet le Dim 14 Fév - 23:03, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 26 Jan - 19:32

@Pablo

Pour plus de précautions, le sergent vous fait avancer le long des côtés de la route méthodiquement pour repérer les ennemis survivants. La lueur de l’incendie du camion illumine les alentours où vous percevez ça et là quelques cadavres de soldats Italiens. Ceux-ci font partie de la division Livourne et étaient en route pour Gela.

Réalisant cela, le sergent vous ordonne de saboter les poteaux téléphoniques à votre portée et pour économiser les munitions, il sort sa grande machette (un petit souvenir envoyé par un de ses cousins Australiens) et grimpe jusqu’aux relais délicats qui sont très vite mis hors d’usage. Certains de vos camarades font feu sur les poteaux avec les armes de leurs ennemis…Les câbles tombent ! Quand vous en avez saboté plus d’une dizaine de chaque côté de la route, vous reprenez votre progression et tombez sur vos premiers prisonniers.

Pris en embuscade et par surprise, ceux-ci sont blessés pour la plupart et n’offrent guère de résistance, Vous ligotez les plus valides, les dépouillez de leurs vêtements. Le sergent laisse l’infirmier accompagnant le groupe faire de son mieux, aidé par quelques uns des vôtres, le temps d’une halte bienvenue. Vous les regardez et pensez que ce sera peut être plus facile que prévu, reste à savoir comment leurs alliés Allemands se comporteront au combat.

Les heures ont filé comme des minutes, il vous semblait d’être encore dans l’avion, il y a une heure à peine mais la dispersion du largage, le retard accumulé et les rencontres nocturnes vous ont ralenti. C’est d’un pas décidé que le sergent, après une courte pause, vous donne le signal de départ.

Vous vous dirigez donc vers le Nord vers votre objectif : Piano Lupo et ses différents chemins d’accès puis l’aérodrome de Ponte Olivo au sud-ouest de Niscemi et barrer la route à d’éventuels opposants descendants de Caltagirone ! Vous avez le pressentiment que c’est par là que le gros de l’ennemi va arriver ! Cette logique implacable s’impose très vite dans votre esprits car au Sud-Ouest de votre position, vous entendez tonner les canons de marine de la flotte, signes annonciateurs du débarquement en cours.

Il vous reste quelques heures avant que le gros de vos troupes ne vienne vous renforcer…Il faudra tenir ! le terrain est plat et une longue route solitaire la traverse, du nord au sud.

Vous savez que votre mission est de tenir cet axe contre l’Axe ! Si vous avez des propositions à faire, c’est le moment ! Que suggérez-vous à votre sergent ?


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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Sam 30 Jan - 5:29

Nous marchons doucement, nos armes devant nous, nous sommes prêt à feu sur n'importe quel ennemi. Certains vérifient leurs chargeurs, d'autres font une pause pour boire un coup. Cette chaleur, même le soir, me rappelle le Texas... et tous mes périples dont je ne me souviens pas tous. Deux sections font prendre d'assaut les survivants. Notre section avance dans le fossé, du côté gauche de la route, tandis que l'autre section avance dans l'autre fossé, du côté droit de la route. De cette façon, nous avons moins de risques de mourir. Les paras sont encore trop dispersés, et ce combat nous l'a fait comprendre. Nous perdons trop de munitions au fur et à mesure que nous avançons. Nous avons déjà deux blessés légers dans notre section, c'est beaucoup trop.

Plus loin, à maintenant 500 mètres, le dernier camion est aux arrêts, il brûle, nous donnant une lumière dans ce ciel bien noir. Nous ne sommes pas fatigués, mais nous sommes plutôt ennuyés de cette progression courte. Piano Lupo ça va pas être ce qu'on a battu, ça sera pire. Le sergent s'arrête brusquement, et nous fait signe de nous arrêter. Je m'attend à devoir tirer sur un adversaire mais non. Il se tourne vers nous, et il nous dit :
- Sortez vos .45 ACP... Et achevez les blessés... ils ne doivent pas souffrir...
Cette phrase montre le courage du sergent. Il a raison, ces militaires sont avant tout des hommes comme moi, mais nous n'avons pas assez de matériel médical pour notre peleton, c'est pas pour soigner les autres.

Le "private" infirmier qui nous accompagne est armé d'un pistolet, mais son premier but n'est pas de ce battre. Les premiers balles de pistolets se font entendre, nous tuons les blessés graves. Mon premier blessé mort, un jeune italien avec les deux jambes écrasés par la ferraille, qui me supplie de l'aider. Je vise avec mon pistolet sa tête, et j'appuye sur la détente. Le tir part et touche en pleine tête l'italien. Son casque vole en l'air avant de retomber avec un bruit de métal. Nous sommes maintenant à côté du camion en feu. Les soldats adverses sont tous italiens, aucun allemand.

Alors que l'ambiance n'est pas très bonne, notre rigolo de service, le soldat Taylor, prend alors la parole :
- Hé ! C'est des Italiens !
C'est Peeters qui lui répond, avec son humour très personnel...
- Bonne déduction Taylor... mais bon... on l'avait vu depuis un petit moment.
Peeters est juste derrière Taylor, et celui çi se retourne alors pour lui dire :
- Hin hin... très drôle Peeters... laisse moi finir ma phrase bordel !
Il se retourne à nouveau, de façon à se remettre en position de combat.
- Je disais. C'est des Italiens, c'est pour ça que le combat était facile.
Manque de chance, c'est John's qui lui répond.
- Exact ! Les chleus sont plus coriaces. Tu verra ce que c'est !
- Bah ! J'ai pas peur des frisés...

Le sergent reprend parole, mais cette fois, c'est pour nos donner un ordre.
- Bon, ligotez les valides, tuez ceux qui vous tirent dessus où les blessés graves. A trois on sort de cette tranchée... Un... Deux... Trois ! Allez !
D'un seul coup, les six hommes valides sautèrent et se retrouvèrent sur la route, brandissant leurs pistolets .45 ACP sur les Italiens, blessés ou épuisés. Aucun n'opposèrent de résistance, ils étaient trop fatigués pour ça.
- Pablo, fouille le reste du camion et les corps. Les autres ligotez moi les valides et tuez les blessés graves. Regroupez moi aussi les morts et les blessés légers. Infirmier ! Faîtes ce que vous pouvez avec les blessés légers.
- Chef ! Ce sont des gars de la Division Livourne !
- Ok Pablo ! Bon, coupez ces fils ! Tout de suite !


A cet ordre, je ramassa une arme italienne, un pistolet mitrailleur, et je tire toutes les balles du chargeurs, qui coupent les câbles à portés. Maintenant l'ennemi n'a plus de communication téléphonique. Je commence alors à faire les poches du italiens et à fouillez un peu partout. A la fin, j'ai récupéré une dizaine de chargeurs, des grenades à manches allemandes, et deux mines anti-véhicules intactes. Bien sûr, j'ai partagé mes gains avec tous ceux de ma section. L'infirmier vient nous voir, parce qu'il a un gros problème...
- Euh... sergent ? J'ai plus rien...
- Quoi ?!?
- Bah oui. Plus de matériel médical, j'ai tout utilisé.
- Eh merde ! Bon, c'est pas grave. On continue, la troisième section va arriver pour prendre les italiens. Les deux autres joueront la relève. Allez on avance ! Notre objectif : Piano Lupo !

Nous commençons alors de marcher en direction du nord, selon nos boussoles. Je regarde ma montre. Déjà deux heures que nous avons posé les pieds en Sicile ! Dans environ cinq heures, c'est la Big Red One qui prendra la relève, nous on sera l'arrière-garde ! Les canons des navires américains bombardent déjà les plages... Il faut qu'on se dépêche ! Mais alors que nous marchons en direction de Piano Lupo, une idée me vient à la tête. Je commence alors à en faire part au sergent :
- Sergent ! Nous n'avons plus assez de matériel médical et il nous faut de l'artillerie lourde pour prendre Piano Lupo. Nous ne tiendrons jamais. Pourquoi ne pas fouiller le village que nous venons de contournez pour trouver des armes plus lourdes, des munitions, des vivres et du matériel médical ?
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Dim 31 Jan - 12:15

@Pablo

Voir le sergent achever les blessés ennemis les plus atteints ne vous a pas choqué, cependant parmi vos camarades certains détournent la tête et d'autres vont même jusqu'à désapprouver à mi-voix cet acte amoral.


Vous êtes assez proches pour les entendre :
"Il devrait être traduit en cour martiale" ; "Il est cinglé !" ; "Y'a que les Nazis pour faire des trucs pareils !"

Ne faisant pas cas de ce qui vient de se passer, le sergent continue comme si de rien n'était mais votre question restera à jamais en suspens...Une explosion vient interrompre votre élan. Une grenade à main vient d'étriper votre supérieur et trois des vôtres...Vous vous en tirez par miracle, plusieurs shrapnels criblent votre casque, coupent votre harnais de combat et font éclater la crosse de votre arme. Des éclats de bois se fichent dans vos mains, vous faisant lâcher l'arme.

Que vient-il de se passer ? Un blessé voyant votre acte (barbare) a pu, avant examen de l'infirmier, sortir une grenade qu'il avait dissimulé, la dégoupiller une grenade et utiliser ses dernières forces avant de décéder, entraînant avec lui, un ennemi s'étant révélé sans pitié.

------------------------------------------------------------------------------------

[Je te laisse le choix de décider parmi les tiens qui vit et qui meurt, le sergent lui, est mort, le plus haut gradé est un caporal, que j'incarnerais au besoin...]

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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Mar 2 Fév - 16:49

John's s'apprête à me répondre, quand Taylor me demande de le rejoindre. Il est un peu plus en arrière, à 3 ou 4 mètres environ, quand d'un seul coup... une explosion nous perturbe. Trois des notres, l'avant garde, vient de mourir. John's a été projeté dix mètres plus loin, une jambe en moins. Les deux autres décédés, ce sont des jeunes qui ont à peine l'âge de Taylor. Private Alan et Private Adrien. Deux gamins... Saleté de fachistes ! Ils n'avaient pas à faire ça. Quand l'explosion c'est produite, les évenements ont été beaucoup plus vite. Le soldat Peeters est blessé, mais il lui faut des soins au plus vite sinon il va y rester. Mon arme est tombé par terre, quelques éclats de bois se sont logés dans ma main, je ne peux plus prendre mon arme sans souffrir et du sang s'écoule de mes mains. L'infirmier de l'autre section se précipite vers moi, celui de notre section est vers Peeters. Il n'y a pas d'autres blessés. On me soigne très vite, en enlevant les morceaux et en me mettant un bandage. J'ai un peu de mal à tenir mon arme mais je vais m'y faire avec le temps.

Taylor c'est précipité vers le corps inerte du sergent, qu'il tiens avec ses mains. Il pleure, tout en criant "Sergent ! Allez ! Debout ! Allez sergent !". Cette explosion a faibli notre moral, et les jeunes ont été très choqué, moi aussi mais j'essaye de garder mes esprits. Je marche vers Taylor, les autres sont en position pour tuer un éventuel "kamikaze" italien. Williams prendra le commandement de la section. J'arrive à côté de Taylor. Mon arme tiens grâce à la fourragère, et ma main droite est sur l'épaule droite de Taylor. Je vais essayer de lui faire reprendre la raison. Ma voix est douce, calme, pas autoritaire, je ne parle pas fort. Franchement, ça ne sert à rien de crier encore plus fort dans cette situation, qui est très choquante. Les yeux du sergent sont blanc, il y a plus d'un litre de sang qui coule du corps de John's en passant par les mains de Taylor pour arriver par terre, sur les dalles qui passent de la couleur grise à la couleur rouge bordeau.

- Allez Taylor, viens, c'est fini... il est mort... on ne peux plus rien faire... Allez viens...

Finalemment il lâche le corps et me suis, ses mains toujours en sang sont posés sur sa Carabine M1A1. Personne ne rigole, personne n'affiche un sourire. Les regards, les mines sont tristes, sombres... Et on le distingue très bien, même s'il fait nuit. Je n'aurais jamais de réponse à ma question. Nous sommes maintenant tous regroBupés autour de Peeters, qui affiche un petit sourire sur le coin gauche, tout en toussant. Personne ne lui en veux, personne n'ose plus rien dire. Finalemment, Williams me demande, et je me regroupe avec lui vers le sergent de l'autre section. Le dialogue va très vite commencer entre Williams et moi, le sergent de l'autre section ne va que écouter.
- Pvt Raben, faîtes moi un rapport de la situation s'il vous plaît.
- Nous avons 3 mort : le Pvt Alan, le Pvt Adrien et le Sgt Johnson. Nous avons 2 inaptes au combat : le Pvt Taylor, choqué par ce qu'il vient de ce passer, et le Pvt Peeters, blessé. Il nous reste 1 homme apte au combat sans me compter et sans vous comptez, Cpl Williams. L'homme apte au combat est le Pvt Holden, même âge que Taylor. Je crois bien que nous sommes maintenant les deux plus vieux de la section apte au combat, mon Caporal. Le Pvt Holden dispose d'un fusil SA M1 Garand, de 2 grenades à frag et d'une grenade fumi' avec quatre chargeurs pour son fusil soit 32 balles; moi je dispose d'un pistolet mitrailleur A M1A1 Thompson, de 2 grenades à frag Ananas et de 2 grenades à manches bosch, et de 3 chargeurs pour ma Thompson soit 90 balles. Ensuite il reste vous. Nous n'avons donc pas d'appui feu, pas de soutien, quelques grenades et des munitions inférieures à nos adversaires.
- Ok Private. Moi j'ai un M1 Garand avec 2 chargeurs soit 16 balles, et pas de grenades. Nous avons donc deux armes qui peuvent tirer relativement loin avec 48 balles, et une arme de combat plutôt rapproché avec 90 balles, ainsi que une grenade fumigène et 6 grenades à fragmentation américaines et allemandes. Notre puissance de feu est donc beaucoup plus inférieure que la puissance de feu de nos adversaires, même si ce sont des italiens. D'autres problèmes Pvt ?
- Oui. Le soldat Taylor aurait besoin d'une visite psychologique, je pense qu'il souffre d'un syndrome de la guerre, et il peut être dangereux. Nous pouvons le transférer jusqu'à la 4e section. L'autre problème important, c'est que le soldat Peeters est blessé, pour l'instant ses blessures sont moyennes mais il perd déjà un peu de sang. Il lui faut à mon avis de l'eau et plus de bandages. Je pense qu'on peut trouver ça dans le village que nous venons de contourner. Il nous faudra aussi plus de renseignements, nos quelques informations que nous avons semblent périmés.

Si les habitants coopérent, nous pourrons soigner le Pvt Peeters et nous pourrons ravitailler peut être en munitions, mais surtout en vivres. Les hommes sont épuisés, et Piano Lupo c'est autre chose que ce nous venons de faire. C'est un plan stratégique qu'il nous faut pour réussir. Si nous pourrions aussi organiser des recos, mais seulement nous n'avons pas le temps, et ce n'est qu'un de nos objectif... Votre idée là dessus, Caporal ?

[un passage édité car trop précis sur les effectifs ennemis, à ton échelon, il est impossible que tu aies eu ce genre d'info, à moins de faire partie du staff de l'Etat-major Allié]
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MessageSujet: Re: Rendez-vous à Messine !   Jeu 4 Fév - 8:20

@Pablo

Le caporal réfléchit rapidement et prit sa décision, pour les blessés, il les fit installer de son mieux, l'un était intransportable, l'autre choqué...La solution était de les transférer vers les lignes amies, se souvenant de l'attaque précédente, il ordonna à l'infirmier et à un fusilier de se saisir d'un véhicule ennemi et de partir vers les plages, ils auraient sans doute une chance !

Les deux hommes de troupe revinrent 30 minutes plus tard avec un véhicule endommagé mais encore fonctionnel, ils installèrent le blessé de leur mieux, l'infirmier demeura avec lui et le fusilier prit le volant, direction la plage de Gela. Quand ils partirent, le Caporal poussa un soupir de soulagement :
Apparemment notre équipement est trop léger, néanmoins ramassez tout ce que vous pouvez, y compris chez l'ennemi. Ensuite, étant donné l'axe stratégique de cette route, menant directement au bord de mer, il est impératif de le tenir. Je ne sais pas ce qu'ont les Italiens mais je me doute que leurs alliés boches, eux, ont du matériel.

Par conséquent, on se poster en embuscade, position camouflée, on va miner la route comme on peut ! A défaut de force, on utilisera la ruse ! Que tous ceux qui peuvent tenir une arme sont réquisitionnés, ceux qui ne le peuvent pas, filent leurs munitions aux premiers !


Ces préparations fébriles vous occupent plusieurs heures malgré votre entraînement. Votre attention est distraite par l'un des hommes du peloton qui amène au caporal, un civil, un villageois apparemment. Il ne ressemble pas vraiment à un paysan mais porte un costume, usé mais de bonne coupe. Celui-ci arrive à se faire comprendre en expliquant, dans un mauvais anglais, qu'il a recueilli un pilote allié et qu'il a peut être de quoi vous aider. Le caporal envoie trois hommes vérifier les dires du civil. Moins d'une heure plus tard, le groupe improvisé revient avec un pilote et tous trois transportent de drôles de boîtes en bois.

Vous discernez très vite qu'il s'agit de radios et d'une caisse de munitions le pilote salue votre caporal puis se présente, il est plutôt grand, mince, le teint clair, quelques taches de rousseur et une élégante moustache qui ne fait aucun doute sur son origine géographique, il ne semble pas avoir trop souffert de son immobilisme forcé :


- Caporal Andrew William de la RAF, copilote et navigateur, squadron 23, je me suis fait descendre par un de ces satanés Macchi. Je me suis dit que vous auriez sans doute besoin de ceci ! Il présente trois postes radios un peu démodés mais fonctionnels.

Mon métier avant-guerre, c'était de vendre ces machins-là, à force, je les connais par coeur et je me doute que vous aurez besoin d'aide si les fritz montrent leur nez. J'ai été aimablement recueilli par ces gens, grâce à l'instituteur du village, le seul qui ici, sache lire et écrire...Je lui ai appris un peu d'anglais, le temps de mon séjour...ça va faire deux semaines déjà ! Le manque de coopération des locaux leur a valu des ennuis avec leurs "alliés", ils n'aiment pas les Allemands. Au lieu de leur donner leurs postes, ils ont préféré les planquer ! mais ne laissez rien traîner car ils manquent de tout ici.

Votre caporal reprend la parole : Bon, au moins nos chances remontent si on peut obtenir des renforts, faites le maximum Caporal William.

L'aviateur commence à démonter deux postes et se met assembler les pièces fragiles, il prend le haut-parleur du second, modifie l'assemblage des fils de manière à se constituer un micro pour pouvoir aussi émettre et non plus recevoir uniquement. Au bout d'une heure, Andrew, a réussi à faire une radio artisanale, en couplant les batteries deux radios, muni d'une émetteur récepteur, un fil de cuivre accroché à un arbre faisant office d'antenne.

Allez vous autres, au boulot ! Les Allemands ne nous laisseront pas de répit, c'est votre vie qu'il faut défendre et celle des copains aussi !

Deux heures plus tard, vous avez creusé votre foxhole, recouvert le tout avec des branches et buissons, ne laissant dépasser que vos fusils et armes automatiques. Grâce à l'initiative du caporal, vous disposez en plus de deux mortiers Italiens de 81mm (deux caisses de 25 coups chacun), d'une mitrailleuse MG34 (3 bandes 500 cartouches), trois grenades à main, armes récupérées après l'assaut nocturne. La caisse de munitions rapportée, a permis d'alimenter votre groupe, surtout les fusiliers, qui ont maintenant une bandoleer complète (80 cartouches/homme) cependant, le manque d'explosifs puissants, à part des grenades, a contraint le Caporal à économiser la puissance de feu disponible.

Entendre les premiers grésillements de la radio improvisée vous rassure un peu mais cela fonctionne-til vraiment ? En tous cas, l'anglais semble avoir du "système D" à revendre. Comme un sinistre augure, un gros nuage de poussière s'annonce au loin sur la route Niscemi-Piano Lupo.


--------------------------------------------------------------------------------------

[Bon...Le décor est mis en place, je ne veux pas que tu décides des événements à venir, tu me décris tes sensations, ta préparation, ton attitude, tes réactions. Le reste, c'est moi qui m'en charge. S'il y a une initative à prendre, je te le signalerais par un choix à faire...ok ? Le combat aura lieu après ta réponse et celle que je dois faire pour Paul ]

_________________



Je suis le sergent d'armement Hartman et votre chef instructeur. A partir d'aujourd'hui, vous ne parlerez que quand on vous parlera et les premiers et derniers mots qui sortiront de votre sale g...le, ce sera "Chef" tas de punaises ! Est-ce bien clair ?!

Là où nous avons combattu : http://ddaymemories.blogspot.com/


Dernière édition par Andy Reiben le Sam 6 Fév - 18:31, édité 3 fois
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