Seconde Guerre Mondiale

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 Jour J: Secteur Sword

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Havoc Harold
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MessageSujet: Jour J: Secteur Sword   Mar 28 Déc - 11:45

Jour J. Heure H + 6

Je recomptais les hommes, la nuit avait été longue. Et nous n’étions plus que dix. Adrian n’était plus là, il avait été tué dans l’attaque de la maison il y avait de ça quelques heures.
Jack quand a lui avait prit une balle de MG dans la jambe pendant l’attaque du deuxième pont. Il était hors course, mais au moins il était vivant.

Le débarquement était un succès de ce que j’en savais, la plage codé sword était prise, malgré quelques poches de résistance.
Je profitais de l’accalmie pour écrire le courrier destiné au parents d’Adrian, il était mort sous mon commandement, c’était pour moi la moindre des choses. Un homme des régiments du Lancashire s’approcha, une radio a la main, il la posa a côté de moi.


- Tenez sergent, ce que vous aviez demandé.

Je le remerciait du regard, avant de faire signe aux gars dispersé de se rassembler au plus vite. Nous pouvions repartir.
Une fois tout le monde regroupé, le caporal Terrence prit la parole:


- Quel est le plan sergent?

- Le plan est simple, on retourne au manoir en quatrième vitesse, la section doit être là bas, mais elle risque de pas y rester. Question? Nan. En route, Stan, tu prends la radio.

L’intéressé attrapa la radio, et nous nous mimes en routes, a pas rapide. Il nous fallait parcourir les 7 bornes jusqu’à la maison en moins de deux heures selon moi. Notre unité pouvait décrocher a tout moment, et je préférais éviter ça.

Mais ça ne devait pas nous empêcher de regarder la réalité du combat en face. Hors de question de traverser les champs par leur milieu. Notre progression devait rester tactique et prudente. J’estimais qu’à ce rythme, nous aurions rejoint notre point de ralliement d’ici trois a quatre heures.
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Vladimir Ballschov
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MessageSujet: Re: Jour J: Secteur Sword   Dim 2 Jan - 6:51

6 Juin 1944, début d'après-midi :

"Depuis ce matin les troupes Alliées débarquent sur les plages normandes, tandis que les troupes de l'Axe recu-"

Bam ! Je viens de jeter la radio qu'on avait emprunté à une maison abandonnée de français. Abandonnée ? Pas vraiment. C'était des résistants, une section SS s'en est chargé hier soir. Ils ne veulent pas de notre glorieux empire ? Alors nous les tuerons, tous ! Ce n'est pas si compliqué que ça. Pour tout vous dire, ça fait deux jours qu'on poireaute dans ce village désormais à moitié désert, et ça fait deux jours que nous devons combattre une résistance acharnée. Je ne comprends pas ce que les français ont contre notre gouvernement et nos troupes en France. Nous les protégeons, nous nous assuront qu'ils vivent dans le meilleur confort possible, et eux, ils posent des bombes sous nos lits et ils nous tirent dessus par derrière !

Aujourd'hui, en plus des résistants qui s'agitent, les troupes anglo-canadiennes débarquent et nous sommes à cinq kilomètres de leurs lignes de progression. On ne nous a pas donné d'ordre, mais je sais que Rommel, l'un de nos meilleurs général pour lequel j'ai servi en Afrique, va nous donner des ordres très prochainement. Certains racontent que nous sommes déjà condamnés, mais je ne tolère pas qu'un de mes hommes disent de tels propos. J'ai interdit à mes hommes de croire de telles absurdités. Nous sommes loin d'être condamnés, il faut juste laisser un peu de temps à nos généraux pour qu'ils envoyent des avions et des chars. Depuis ce matin un batîment à été détruit par une escadrille de Thunderbolt. J'ai déjà eu affaire aux Thunderbolt en Italie. Mais les recrues de ma section n'ont jamais vu le feu.


"Feldwebel Farbean ! Feldwebel Farbean !"
"Ja Franz ?"

Funker (homme portant la radio) Kühn, portant le prénom de Franz. Une recrue prometteuse, comme toutes mes recrues d'ailleurs. Il a à peine 17 ans, mais c'est un croyant du Reich dur et ses aptitudes à l'entraînement sont, pour une recrue, plutôt pas mal. Il ira loin, comme toutes les recrues de cette section. Ceux qui ne sont pas assez intelligents ou pas assez prudent seront tués au combat, les autres survivront. C'est ce que j'ai appris de la guerre.

"Des troupes anglaises avancent !"
"Estimation ?"
"Je ne sais pas... Je dirai une section."
"Bien j'arrive !"


Tout aussi vite que j'ai dit ça, je me précipite par les escaliers à l'étage d'une grange d'où nous avons un panorama très impressionnant. Nous pouvons voir les plages fumantes et la Manche au loin. En arrivant en haut, Franz se met au garde à vous. Je lui fais signe de se mettre au repos puis il me donne la paire de jumelles pour pouvoir observer les troupes anglaises. Un simple coup d'oeil me suffit.

"Des paras ! Section ! Préparez vous ! Nous devons tenir la grange le temps que les autres sections créent une ligne défensive dans le village !"


A cet ordre, l'intégralité de ma section se prépare au combat. Nous devons frapper en premier, et fort. Je n'ai pas de soutien d'artillerie, ni de soutien mortiers. Une attaque comme celle-çi nécessite un silence radio total. Mais c'est aussi l’occasion de faire connaissance avec les membres de la section. Les deux frères Gallwitz, Conrad et Stein. Mitrailleurs de la section. Le Pionier (sapeur) Peter Sachs. Le Sanitätssoldat (médecin de combat) Helmut Meiwes, le fusilier antichar Dirk Störtebeker, le Hauptgefreiter (Caporal) Carl Wolf et enfin les fusiliers Hans Zeman, Egon Baur, Kurt Eckener, Joachim Habermans, Otto Baader et Ludwig Larenz. Enfin pour compléter cette section de 16 hommes, le tireur d'élite Friedrich Abicht.

Conrad et Stein se mettent en position à une fenêtre en bas, tandis que Friedrich et moi même nous nous mettons en haut. Hans et Egon se mettent à la porte de la grange, tandis que Kurt et Joachim se mettent à une autre fenêtre donnant sur le chemin en pente d'où les anglais vont déboucher. Otto et Ludwig se mettent à une fenêtre donnant sur les lignes allemandes, au cas où ils seraient contournés. Dirk et Carl se mettent à une autre fenêtre à l'étage, pouvant eux aussi tirer sur les anglais. Enfin Peter et Franz se mettent à une fenêtre donnant sur les lignes allemandes à l'étage. Helmut lui, se place stratégiquement dans la grange pour venir en aide à tout le monde.

Mes hommes prêt à combattre l'ennemi, je fais signe à Friedrich de se mettre à tirer dès qu'il voudra. Il pose un genou par terre, puis, dans la lunette de son Kar98k, il vise un anglais et il tire une seule balle avant de se retourner, dos contre le mur, la tête baissée, pour me faire signe qu'il y a un mort. C'était le signal. Désormais, toute riposte adverse sera fatale...



Les ruskovs sont en train de hâcher du schleu a quelques centaines de kilomètres plus a l'est. Fais gaffe a tes comptes quand tu poste mon petit Vlad' / Edith.
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Havoc Harold
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MessageSujet: Re: Jour J: Secteur Sword   Jeu 6 Jan - 20:38

Marcher à travers la campagne prenait du temps, surtout quand on s’obliger a progresser a couvert, ou du moins discrètement. Les boches pouvaient nous attendre, pas question de leur offrir de belles cibles.
Je marquais un arrêt, d’ici un petit kilomètre nous tomberions sur un village, un qui n’était pas sous notre contrôle. Il faudrait le contourner, j’avisais le meilleur chemin pour ça. Il faudrait suivre un ruisseau qui au début nous mènerai droit vers le village, puis a environ 3ØØ mètres, le ruisseau bifurquerait vers la droite pour nous, et nous amènerai vers une forêt qu’il nous suffirait simplement de longer pour rattraper la route que nous avions emprunté au cours de la nuit pour aller a la maison. Il allait être difficile de se perdre.
2ØØ mètres jusqu’au ruisseau puis nous pourrions éprouver l’étanchéité de nos brodequins de marche. Je savais déjà qu’ils allaient prendre l’eau.

Je sautais le premier dans la tranchée naturelle qui abritait le courant d’eau. Large d’une cinquantaine de centimètres. Je ne sais même pas pourquoi je m’attardais sur ce détail, pourtant sans importance, je n’allais pourtant pas y faire trempette. Je fis signe à George de prendre la tête. Pourquoi je l’avais fait? Je ne savais pas. L’instinct de survie qui me dictait que le chef ne devait pas passer le premier, ou un sale pressentiment dont je n’avais pas encore conscience? Quoiqu’il en soit, George était en tête. Nous n’étions plus qu’a 1ØØ mètres du virage de la tranchée, lorsqu’il s’écroula, suivi d’un bref claquement désormais bien familier a chacun d’entre nous. Avec une courte seconde de retard, nous nous écroulions face contre terre dans la tranchée, comme George qui lui venait de se recevoir sur le dos.

Je m’étais écroulé au beau milieu de la largeur d’eau, eau qui se rougissait du sang de mon équipier, de mon ami.
Je sentais l’humidité imbiber mes vêtements, je n’avais pas retiré mon pull avec lequel j’avais sauté. Un gros pull en laine réglementaire. Mes chargeurs étaient sans doute déjà trempés jusqu’à a la dernière cartouche.
J’étais comme hypnotisé par le gargouillement émis par George, montrant qu’il était encore en vie, et par le liquide rougeâtre qui défilait devant mes yeux. Tout cela me ramena quelque mois en arrière, lorsque je découvrais mon groupe, George avait été le premier membre que j’avais rencontré.
Dans le civil, il était magicien, et dans l’armée aussi d’ailleurs, il avait fait plusieurs spectacles pour les paras. Et nous avions nous le droit a de petites séances privées qui nous émerveillaient toujours autant. Il ne nous avait en revanche jamais révélé le moindre secret de ses tours, et c’était sans doute ce qui maintenait la magie intacte.
George avait beau être petit, et malingre, il avait la force d’un para, et il l’avait démontré a maintes reprises a son groupe, il était ce que Harold considérait comme une des valeurs sures du groupes, il ne parlait jamais pour ne rien dire sur le terrain, mais était a l’écoute de tout les signes avant coureurs de baisse de moral. Un appuis de premier ordre pour moi.

Perdu dans mes pensées j’étais resté figé, sans réaction, comme choqué. Le réveil fut provoqué par Terrence qui fonçait aider son ami. Ils se connaissaient depuis tout jeunes.


Sombre retour a la réalité
Plongé dans le sang d’un frère


- Tu fous quoi? Ça devait être un tireur isolé, on nous a prévenus qu’on aurait des problèmes avec ça!

C’était les premiers mots que je prononçais depuis le tir, ça faisait bien trente secondes. C’était pas bon, je me devais d’aller plus vite. Pour ma vie, et pour celles de ceux qui m’avaient volontairement ou non confié la leur. On entrait dans les paras pour être sur que le meilleur combattant serait a côté de nous quand ça chaufferai, et ce moment était venu. A moi de montrer que je n’étais pas indigne des chevrons que je portait.

- J’vais l’aider quelle question!

- Fais gaffe a toi, et t’expose surtout pas. Inutile de leur faire des cadeaux.
Hey l’élégant ! Sors ton miroir et vois si tu peux savoir d’où ça venait.


Celui que j’avais appelé l’élégant, c’était Josh, 19 ans, et un tombeur de première. Il avait dans sa poche gauche le kit de survie qui convenait a tout para, et a droite, en permanence un miroir, un peigne, et un pot de gomina; pour soi-disant draguer plein de belles françaises. On s’était bien foutu de sa tête, et un beau jour de manœuvres peu avant de partir, on s’était rendu compte que le miroir pouvait avoir une autre utilité que la coiffure: servir a localiser une position de tir ennemie sans faire dépasser la tête, donc sans prendre de risque.
Ce qui fit précisément l’élégant, après quelques minutes d’observation, je lui demandais son compte rendu. L’élégant hocha négativement la tête, puis expliqua:

- Y a trop de maison dans le bled, t’as rien qui permet de savoir précisément ou aller sergent.

- Alors on fait quoi merde? Ils sont peut être en train de nous contourner pour nous taper a revers!

- Jason, boucle la! Le sergent est payé pour savoir quoi faire, nous on a qu’a pioncer en attendant qu’il se sorte les doigts du cul.
Nan sérieux, on fout quoi sergent?


J’avais reconnu là le fort timbre de voix, et une expression typique d’Eric qui faisait a l’heure de maintenant office de second.


- J’avais pensé a les écraser avec un appuis aérien, mais y a des tas de civils. Ça va pas le faire.

George fit un soubresaut, crachant du sang par la bouche. Terrence se tourna vers moi:

- Faut le soigner d’urgence, sinon il a aucune chance.


Dans l’humidité du ruisseau rougi du sang d’un de mes camarades
L’envie de revanche monte terriblement
Serrant mon arme, je me préparais a courir au devant de la mort
RésisterRésisterRésister à l’envie de sortir pour tous les tuer...


- On va les enfumer ! On va se couvrir a la fumigène et se tirer par le bois sur la gauche. Combien vous avez de fumigènes, pour nous couvrir correctement il nous en faut six au moins!

Leur heure viendra...
En attendant survis
Et sors tes gars de ce foutoir


J’attrapais l’unique fumigène qu’il me restait de l’assaut de la nuit, derrière, on parvint à trouver suffisamment de fumigènes pour se couvrir.


- Deux sur la gauche dans le champ, espacées si possible, deux dans le ruisseau, on va faire de la vapeur, faut que le deuxième la balance plus près que moi, et les deux autres vers les bois, pareil qu’à gauche. Une fois que le nuage est suffisant, la première équipe sort, escalade le remblai, suivi de la deuxième équipe qui lui passe le blessé, et enfin l’appui dégage en dernier, avec si nécessaire un tir de couv’. Et après on court a travers bois, ils font bien 5ØØ mètres de long, on s’arrêtera pour faire un brancard, et on reprend, en espérant éviter les surprises de ce genre. C’est reçu pour tout le monde?


Quelques hochement de tête et « reçus » confirmèrent que l’idée était rentrée. Havoc balança sa grenade dans le lit du ruisseau, ce qui produisit dès l’allumage de la vapeur d’eau, rajouterait a la couche de fumée. Les autres grenades était tombés aux bons endroit, l’escouade était prête a se dégager de ce merde.

- Go!

Le premier groupe sorti de la tranchée, et entama la manœuvre, priant pour que les boches soient bien aveugles.



Dernière édition par Havoc Harold le Ven 1 Avr - 17:57, édité 1 fois
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Edith Farbean
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MessageSujet: Re: Jour J: Secteur Sword   Sam 8 Jan - 15:10

Le claquement caractéristique de la Kar 98k se prolonge dans le silence complet. A quelques centaines de mètres plus loin, le groupe de soutien s'active à positionner dans le village les mortiers qui serviront à couvrir notre retraite. Nous, pendant ce temps, nous nous préparons à dégager de cette grange au plus vite. L'équipe Gallwitz doit quitter la grange en dernier. C'est un risque, surtout qu'ils ont la MG42, mais c'est la meilleure arme d'infanterie pour couvrir une retraite dans ce contexte là. Ce que je redoute le plus, c'est que des chasseurs de la Royal Air Force viennent larguer bombes ou roquettes sur notre position. J'ai déjà été témoin d'un largage de roquettes sur une position de ma section, en Italie. Pas joli à voir. Nous n'étions plus que trois survivants, dont un gravement blessé. Mais les nouvelles roquettes incendiaires font encore plus de ravages désormais, et j'ai bien peur que mes hommes se retrouvent carbonisés en un rien de temps. J'ai pas envie de pertes importantes cette fois-çi. J'ai d'ailleurs un plan pour éviter ça.

Je fais signe à Peter de poser quelques charges explosives. Il me répond d'un signe de tête positif puis il s'attele à cette dangereuse tâche. Je fais ensuite signe à Carl de mener Hans, Egon, Kurt, Joachim, Otto et Ludwig au deuxième point de ralliement, à savoir une maison à cent mètres plus loin. Bientôt ils s'en vont, ne reste plus que Helmut, Dirk, Peter, Conrad, Stein, Franz et moi même. C'est un groupe de combat assez réduit mais notre objectif est de pouvoir quitter la grange très vite et sans aucun problème. Je fais bientôt signe à Dirk et à Franz de quitter la grange. Ils commencent alors de taper un long sprint jusqu'au point de ralliement, où les fusiliers et Carl nous attendent déjà.


"C'est ok pour les explosifs !"


Signe rassurant de Peter, je lui ordonne de quitter la grange. Muni de sa bobine de fil pour faire sauter les charges à distance, il marche, pas à pas, en direction du point de ralliement. Il a heureusement assez de fils. Toujours pas de traces des parachutistes. Je serai le dernier à quitter la grange. Je déploie le bipied de mon FG42, jambes fléchies, crosse contre mon épaule droite. L'oeil gauche fermé, les inspirations et expirations d'air très légères et pas très longues. Je suis prêt à tirer avec mon arme sur tout anglais qui se présente. Je fais un signe de la main gauche aux deux mitrailleurs de quitter la grange.

"Une fois là bas, placez la mitrailleuse pour me couvrir. Vous avez deux minutes avant que je rejoigne le point de ralliement. ALLEZ !"


Les deux mitrailleurs s'élancent, quittant à pas de loup la grange. J'entends le bruit du métal qui bouge dans tous les sens. Le bruit s'éloigne, s'éloigne, et bientôt on ne l'entends presque plus. La grange est vide, je suis calme, concentré. Si j'entends un bruit, je saurais de quoi il s'agit. Le délai des deux minutes passe bientôt, j'ai eu le temps de compter dans ma tête le nombre de secondes. Je replie le bipied de mon fusil-mitrailleur, puis je pose ma main droite sur le garde-main en bois, et je me met à courir en direction du point de ralliement. Espérons que la mitrailleuse soit en place, comme tous les soldats de ma section...
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Havoc Harold
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MessageSujet: Re: Jour J: Secteur Sword   Lun 4 Avr - 18:54

Il n’y eu pas un coup de feu sortant de l’embuscade alors que nous courrions comme des dératés dans les bois. Au bout d’un moment je laissais mon genoux aller à la rencontre du sol, en levant le poing, signe que nous nous stoppions en formation défensive. On ne pouvait pas porter George jusqu’au manoir comme ça, il nous fallait un brancard, et on nous avait apprit comment improviser ça, il nous fallait deux branches solides, et quelques ceinturons. Dans un bois, nous avions la chance d’avoir tout cela sans avoir a chercher.

- Terrence, l’Elégant, on improvise un brancard, sortez vos ceinturons, et trouvez une paire de branche. Un troisième ceinturon, il faut un troisième ceinturon!

Je ne m’en était pas rendu compte, mais je chuchotais, j’avais sans nul doute peur d’être entendu. Ce qui se comprenait: on pouvait être le seuls dans ces bois, comme on pouvait être entouré par l’ennemi, a l’affut d’une erreur de notre part pour nous allumer sans soucis.
Un brancard fut rapidement monté, puis nous repartîmes au pas de course. La traversée du restant de bois fut rapidement expédiée, nous débouchâmes sur une petite étendue a découvert. Le genre qui ne m’inspirait pas confiance.il nous fallait pourtant la traverser pour arriver a destination.


- J’aime pas ça, traverser cette espèce de route là, ça pue la MG … Et si y en a une, autant dire qu’on est fini. On y va au culot les gars ?

Je ne devrai pas me reposer autant sur mes hommes pour prendre les décisions difficiles, c’était moi qui commandait, ils me faisaient confiance pour les diriger, et je me reposais sur eux pour savoir quoi faire: le monde a l’envers.
Pourtant les gars opinèrent, je décidais de larguer une boutade pour me rattraper, me doutant que ça ne ferait pas suffisamment illusion.


- De toute façon, on l’aurait fait même si vous étiez pas d’accord. Aller go, tous ensemble, en éclaté, si jamais on se fait allumer, au sol et a couvert. Comme d’hab’ quoi.

De toute façon on est déjà mort
Tout ça n’est qu’un jeu
La vie n’est qu’un jeu
A la fin tu perds forcément


Je m’élançais, moins d’une minute de course, et j’étais déjà dans le sous bois en face. Tout le monde arriva en vie: aucun tir. C’était plutôt rassurant. Ce n’est qu’a ce moment que je me rendis compte que j’étais trempé de la tête au pied, conséquence de mon plongeons dans l’eau, mon arme avait aussi prit la flotte, mais normalement elle devait encore pouvoir tirer. Normalement …
Je fis un rapide point, on était près de notre objectif: trois kilomètres de marche grand maximum. On allait voyager sous le couvert d’un fossé, celui de la route sur laquelle on avait trouvé le half-track au court de la nuit.
La encore la manœuvre se fit sans soucis notable, hormis une montée d’adrénaline. C’était à se demander où étaient les gros regroupement de boches. Mais je ne doutais pas qu’ils n’étaient pas loin, la désorganisation actuelle ne durerai pas. Mais celle-ci montrait que le plan avait marché, pour les boches, notre présence était une surprise totale. C’était satisfaisant pour nous. Pas pour eux, et je ne doutais pas une seconde qu’ils allaient chercher à nous sortir en vitesse. Il leur faudrait juste quelques jours … ou quelques heures.

C’était étrange comme cette petite marche me rappelait les entrainement dans le camp de Bulford, les longues marches avait été notre lot pendant de longues semaines. Au début c’était facile, après n’avoir pas eu de sommeil pendant vingt-quatre heures c’était plus dur. Et avec le barda encore plus dur, quand on y rajoutait les armes collectives et tout le matériel, on en était proche des cinquante kilogrammes par homme, et le tout porté sur trente ou quarante kilomètres …
Chacun d’entre nous, nous l’avions encaissé sans broncher, enfin si; en bronchant, mais nous étions allé au bout, tous ensemble. Sans démériter. Nous étions, en nous dépassant, devenu les meilleurs soldats Alliés qui existait, ou en tout cas nous étions parmi les meilleurs.
Je m’apercevais qu’en progressant de cette manière nous allions droit au casse pipe: à découvert, marchant, portant notre blessé. Pour se protéger des tireurs isolés, il nous avait été enseigné deux méthodes:
Se coller au sol à en dévorer la terre, ou bien courir le plus vite possible en priant pour que le tireur ne soit pas en face ou dans notre dos.
Devant porter George, il nous était impossible de ramper a moins de perdre un temps fou, je décidais de faire accélérer le pas d’un simple geste manuel.
Puis je me mis a courir, pour de vrai. Pas au petit pas, de la vraie course. Je sentais à ce moment la pleinement le manque de sommeil, nous n’avions pas dormi depuis plus de vingt-quatre heures à cause du faux départ du cinq. Associé au froid, les instructeurs nous avaient enseignés qu’il s’agirait du pire démoralisateur à subir. Alors au diable, plus vite nous irions a l’objectif, plus vite nous pourrions balancer nos sacs. Et en plus on serait en relative sécurité.

En courant, je sentis mon esprit divaguer, changeant de lieu de moment, j’étais maintenant à la ferme de mon oncle, je me demandais simplement si j’avais bien fait de ne pas profiter de l’aubaine de n’avoir pas été convoqué à la conscription.
Je fut tiré de mes pensées par un bruit de moteur, je levais le poing et me jetais dans le fossé de la route. Sur celle-ci, un camion roulait a une quarantaine de kilomètres par heure, je l’identifiais comme étant un Opel Blitz revenant sans doute de la plage, une sorte de retraite tactique, autant dire qu’elle n’allait pas être une franche réussite.
Je levais le poing pour indiquer au groupe de se mettre en position défensive, puis indiquait par signaux gestuels à Eric de prendre un groupe pour se mettre en retrait dans le fossé opposé au notre, pour ma part je resterai dans celui là, avec un des deux bren.Et à l’arrivée du camion, muni de mon culot tout originaire des iles britanniques, je montais sur la route depuis le fossé, et levais ma main gauche pour indiquer à son chauffeur de stopper sans discuter du plat de la main. Le chauffeur freina, peinant visiblement à maitriser son camion pendant le dit freinage. Celui-ci s‘immobilisa a une vingtaine de mètres de mes pieds. Je levais mon PM vers le conducteur. Lui faisant comprendre qu’il était soit prisonnier, soit mort.
Celui-ci ne nous fit aucune difficulté a lever les bras bien haut pour dire qu’il était en total accord avec mon point de vue.
Son collègue assis à la place du mort par contre fit mine de récupérer son arme. On ne sut jamais si c’était là son intention réelle ou un geste malencontreux, mais il fut tué des rafales combinées de ma sten et du bren de couverture situé derrière moi. Finalement elle ne m'avait pas lâché et avait su expédier sans sourciller une dizaine de dragées, laissant ainsi l'allemand honorer le nom de la place passager d'un véhicule: place du mort.
Au bruit des coups de feu, le reste des allemands, situés a l’arrière du Blitz décidèrent de réagir, et sautèrent du camion armes au clair. Bien mal leur en prit, le groupe arrière fit un véritable massacre, couchant cinq boches au sol avant que deux n’acceptent la réédition. Ceci allait encore nous faire perdre du temps, mais bon, telle était la règle, et puis des prisonniers de guerres pourraient peut être nous donner des infos utiles.

Mais auparavant, les débarrasser de leur Kar98, je remarquais que le grade ne dépassait pas l’équivalent de caporal dans nos armées. De plus aucun PM, il s’agissait sans nul doute possible de fuyards.
La fouille de leur portefeuille m’appris qu’il s’agissait pour la totalité d’éléments appartenant à la 716ème division, annoncée par les rens’ comme la principale oppositions par chez nous. Age maximum de dix-neuf ans, des recrues probablement inexpérimentées. Je savais pourtant que la majorité de nos ennemis n’étaient sans aucun doute pas aussi apeurés que ces jeunes. Les trois hommes qui me manquait depuis le début de la matinée le prouvaient.

Je décidais qu’une fouille minutieuse du camion s’imposait, on tombait trop vite sur une carte annotée, liste de fréquences radio non mémorisées comme il se devrait mais simplement recopiées sur du papier, meilleur mémoire que le cerveau après tout ou autres objets utiles de ce genre qui au final pouvaient renverser les batailles. J’intimai à Eric l’instruction de tirer le maximum des prisonniers, et également de leur expliquer leur prochaine tache: porter notre blessé. Pendant ce temps, accompagné de Stan je fouillais le camion. Le reste du groupe chouffait attentivement. Par crainte d’un autre tir du genre que celui que nous avions subi voici peu.


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Edith Farbean
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MessageSujet: Re: Jour J: Secteur Sword   Jeu 7 Juil - 12:09

Mon sprint se solde par mon arrivée en un seul morceau dans la maison où ma section a pu se repositionner en vitesse. Le premier pied posé dans la maison, je me stoppe net, puis cherche du regard mon Pionier. Une fois que je l'ai localisé, action qui me prendra à peine deux secondes de ma courte vie, je me dirige vers lui, les mains tenant toujours le fusil de manière ferme. Je lui tapote l'épaule avec ma main gantée, puis d'un signe de tête complété d'une expression faciale, je lui fais comprendre qu'il peut faire sauter la grange. Je doute que les anglais ont continués la marche en notre direction, mais je ne veux pas faire prendre de risques aux hommes qui me font confiance. L'explosion de la grange peut les perturber, et ils se croiront en danger. C'est donc un atout psychologique de poids.

Les explosifs font chuter à une vitesse incroyable la grange. De nos yeux et de nos oreilles, nous n'avons le temps d'entendre qu'un bruit sourd, et de ne voir qu'une boule de feu, boule de feu qui fait s'écrouler en quelques dizaines de secondes à peine le bâtiment. Les explosifs que nous utilisons sont pour le moins puissant. Une unique charge pourrait faire voler en mille éclats un Panzer. Ils doivent être polyvalents et puissants pour servir dans de nombreuses situations, comme saboter une réserve de munitions, des véhicules, des avions, tendre des pièges, détruire des bâtiments, et bien d'autres situations possibles encore. Situations que j'ai, pour la plupart d'entre elles, déjà vécues, dans le camp des victimes ou le contraire.

Le calme revient assez vite, et de la fenêtre d'où je me suis posté, j'attends, le fusil-mitrailleur prêt à envoyer une rafale sur n'importe quel ennemi qui s'apprête à sortir du nuage de poussière. Mais rien ne vient, et le nuage de poussière se dissipe bien vite. Je me lève alors, vérifie le chargeur de mon arme, et m'apprête à prendre la parole.


« Carl, Hans et Franz. Vous venez avec moi. Les autres, rendez-vous au village. Je vous y attendrais dans le bâtiment où nous avons passé la nuit ! Faîtes attention ! Les anglais sont peut être encore là ! »

Les trois hommes se présentent devant moi tandis que les autres lèvent le camp avec une rapidité incroyable. Bientôt, nous ne sommes plus que les quatre concernés par mon plan dans la maison. Je pose alors mon arme, le canon contre le mur, la crosse contre le parquet en bois. Je profite des quelques minutes de répit pour remettre de l'ordre à ma tenue au camouflage Flecktarn, le premier camouflage au monde ! Les trois soldats me regardent sans bien comprendre au début, mais bien vite ils comprennent quand je récupère mon FG-42 et m'adresse à eux :

« On va faire une petite patrouille de reconnaissance. Je suis sûr que les anglais ne sont pas loin. Et je ne veux pas que les autres unités dans le village se fasse prendre par surprise. Bon voilà comment on va fonctionner. Carl, tu surveille la gauche. Hans, tu surveille la droite. Franz, tu couvre nos arrières. On reste à trois mètres d'écart chacun. Quand je donne un ordre, on écoute. On est sûrement en infériorité numérique et s'ils nous tombent sur le coin de la gueule on est pas dans la merde. Vérifiez vos chargeurs on y va ! »

Les trois soldats suivent mon ordre et vérifient en même temps leurs chargeurs. J'attends une bonne minute que chacun se soit préparé correctement, puis nous nous mettons en route. Nous sommes quatre, trois FG-42, un MP-40, plusieurs Stielhandgranate Model 24. Nous sommes donc bien armés, mais pas assez pour éliminer une section de parachutistes anglais. Les parachutistes anglais sont très bien entraînés, de vraies teignes au combat. Plusieurs camarades tombés au combat avaient eu l’occasion de combattre des parachutistes anglais, et la plupart en avaient des mauvais souvenir. Il faudra donc que je fasse très attention, et que mes hommes fassent encore plus attention.

Nous nous mettons en marche. Une marche assez rapide, pour éviter d'être ciblé par d'éventuels tireurs isolés ou des armes collectives, mais pas trop rapide non plus pour identifier toute menace, surtout les pièges et les troupes cachées. Notre marche s'arrête bien vite, car je repère une grande concentration de sang. Je fais signe à mes hommes de s'accroupir, de rester en position et de bien me couvrir, alors que je pose mon arme par terre et enlève le gant de ma main droite. Je tâte de deux doigts le sang, puis les secoue et me les essuie avec un morceau de torchon que j'amène tout le temps, pour nettoyer mon arme. Je remet mon gant, puis récupère mon arme et me relève.


« C'est bien du sang humain. Friedrich ne l'a pas loupé, le bouffeur de gélatine. Ils ont donc un blessé avec eux. Ils ne peuvent plus marcher de longues distances alors, et on peut les suivre à la trace grâce au sang... »
« On va pouvoir leurs tendre un piège alors ? »
« Je ne sais pas... Mais en tout cas, avec un blessé, si nous les prenons par surprise, ils auront une puissance de feu réduite. »


Nous nous remettons alors en route, en pressant un peu plus le pas cette fois-ci. Les anglais ne sont pas loin et nos chances de les avoir sont augmentés avec le blessé dans leur camp. Il faut les rattraper et leurs tendre une embuscade. Ce ne sera pas facile, mais on doit y arriver. Il ne faut pas qu'ils nous échappent, sinon ils vont revenir en nombre, et nous aurons plus de mal à les repousser, pire encore, nous devrons peut être battre en retraite.

Bien vite, nous arrivons à la fin du bois, suivant toujours les traces de sang, de moins en moins importantes au fil que nous avancions... Nous nous rapprochons...
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